Manche : Exercice de sécurité civile autour d’une centrale nucléaire

Mardi 14 mars, dès 8H30 un exercice national de sécurité civile a eu lieu jusqu’à 16H30 autour de la centrale nucléaire de Flamanville.

Les différents services de secours sont intervenus en respectant le plan particulier d’intervention et le plan d’urgence interne.

Le Préfet, directeur des opérations de secours, a ainsi rapidement demander une mise à l’abri des populations dans un rayon de dix kilomètres et il a ordonné la fermeture de tous les axes routiers dans ce périmètre.

Plus de 300 gendarmes, sapeurs-pompiers, secouristes des ass. agrées de sécurité civile et agents EDF de la centrale ont été mobilisés pour l’exercice.

 

Appels d’urgence : le 112, futur numéro unique ?

FRANCE INFO. À l’occasion de l’élection présidentielle, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) fait 32 propositions “d’actions concrètes” à tous les candidats. Elle réclame des embauches supplémentaires de volontaires pour atteindre le seuil de 200 000 d’ici cinq ans, environ 7 000 de plus qu’en 2015. Elle dénonce également la baisse des investissements de l’État de 26% en 5 ans. Les sapeurs-pompiers réclament par ailleurs un moratoire sur la fermeture des casernes.

Parmi les propositions, il y a l’idée de fusionner tous les numéros d’urgence existants en un seul numéro. “Nous voulons faire du 112 ‘LE’ numéro des urgences et pas un numéro parmi d’autres, a expliqué mercredi 1er mars sur franceinfo Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). “On a une constellation de numéros d’urgence en France, c’est illisible”. Pour lui, il faut “faire en sorte que le 112 soit le numéro d’urgence de tous les services publics d’urgence avec une plateforme téléphonique pour mieux coordonner les services et les interventions”.

franceinfo : Quel est l’état d’esprit de votre corporation aujourd’hui ?

Patrick Hertgen : On est une corporation déterminée et je pense qu’il faut le faire pour les Français. Car, depuis cinq ans, on a moins de sapeurs-pompiers en France, on a moins de casernes, moins de points de distribution des secours.

Nous avons un problème de ressources et de perception des dangers. On ne demande pas plus d’argent. Ce n’est pas la question. Nos sapeurs-pompiers sont à 80% volontaires. Nous sommes un peu moins de 250 000 en France. On est passés en dessous de la barre des 7 000 casernes.

Faut-il inverser la proportion entre pompiers volontaires et pompiers professionnels ?

Non, au contraire, il faut essayer de respecter cet équilibre : 20% de professionnels et 80% de volontaires. C’est un modèle où vous avez d’une part des citoyens engagés qui, outre leurs métiers, s’engagent, apprennent cette activité et porte secours. On ne peut pas faire uniquement un système qu’avec des pompiers professionnels.

Avec les attentats notamment, vos missions se sont multipliées ? Comment le vivez-vous ?

Il y a aussi les secours du quotidien. Il y a environ 4,5 millions d’interventions tous les ans et 3,5 millions de personnes secourues. Il y a les évènements exceptionnels : les risques climatiques, les attentats. Et dans ce cas-là, on se rend compte qu’il vaut mieux que ça fonctionne bien. Il ne s’agit pas seulement d’être plus nombreux, il faut aussi être cohérents. Nous avons interpellé les candidats sur le numéro d’appel d’urgence, le 112. Nous voulons faire du 112 ‘LE’ numéro des urgences et pas un numéro parmi d’autres. On a une constellation de numéros d’urgence en France, c’est illisible. Il faut faire en sorte que le 112 soit le numéro d’urgence de tous les services publics d’urgence avec une plateforme téléphonique commune pour mieux coordonner les services et les interventions.

Un nouveau directeur pour la sécurité civile

CRISES. Un ancien officier de gendarmerie sera à la tête des sapeurs-pompiers et plus largement directeur de l’organisation des secours en France, dès le 13 mars prochain.

Jacques Witkowski, 54 ans, préfet de la Manche depuis janvier 2016 a été nommé, ce vendredi, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur.

Saint-Cyrien (promotion lieutenant-colonel Gaucher, celle du major général Christian Rodriguez, du général Patrick Valentini, commandant de la Guyane, du général Simon-Pierre Baradel, commandant des écoles, du général Laurent Tavel, directeur du soutien et des finances), il a été commandant d’un groupe de pelotons mobiles en Martinique, commandant d’une compagnie en Vendée,  et, en 1996,  commandant militaire de l’Hôtel Matignon avec le grade de chef d’escadron.

Deux échelons

Après avoir intégré la préfectorale, il a débuté sa carrière comme directeur du cabinet du préfet des Côtes-d’Armor, puis a été directeur du cabinet du préfet de la région Réunion, préfet de la Réunion,  directeur de cabinet de la directrice des affaires politiques, administratives et financières au secrétariat d’Etat à l’outre-mer, sous-préfet de Sélestat-Erstein , secrétaire général de la Polynésie française, secrétaire général de la préfecture du Finistère, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais et préfet de Mayotte.

Il  été ensuite nommé en 2014 directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Il est chevalier  de l’Ordre National du Mérite,  chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la médaille de la défense nationale.

La Sécurité civile est divisée en deux échelons :

Les sapeurs-pompiers -volontaires et professionnels- sont rattachés aux services départementaux d’incendie et de secours, les Sdis qui sont des établissements publics autonomes à l’échelle du département.