L’autoprotection : Un système efficace pour la sécurité des pompiers

L’Autoprotection, c’est le système qui a permit de limiter les brûlures des cinq pompiers pris au pièges dans leurs véhicules vendredi soir en Corse.

 

Qu’est ce que l’autoprotection ?

Le système d’autoprotection équipe des camions citerne feu de forêt (CCF) depuis 1996.

Des buses sont situées sur les arceaux pare-branches et sur les passages de roues, elles créent une bulle d’eau protecteur autour du véhicule et réalisent ainsi une protection contre les flammes.

Dans le cas où les services de lutte contre l’incendie (sapeurs-pompiers, sapeurs-sauveteurs, comités communaux des feux de forêts…) se retrouvent encerclés par le feu et qu’ils ne peuvent plus fuir de la zone avec leurs engins, ils peuvent se réfugier à l’intérieur de la cabine et déclencher l’autoprotection.

Le CCF dispose d’une réserve d’eau de minimum 300 litres réservé à cela et lorsque le niveau d’eau est bas, une alarme sonore avertit l’équipage.

Ce dispositif, rendu obligatoire dans certains SDIS, permet à l’équipage de rester en sécurité, pendant quelques minutes, le temps que le front de flammes soit passé.

Le fonctionnement de l’autoprotection est vérifié tous les jours par les équipages.

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Haute-Savoie : un pompier professionnel décède lors d’une manoeuvre

D’après nos informations, confirmées par les pompiers du SDIS de la Haute-Savoie, un pompier professionnel âgé de 45 ans a perdu la vie au cours d’une manoeuvre, ce lundi peu après 16 heures.

C’est bien une triste nouvelle qui vient endeuiller la grande famille des pompiers. Alors qu’il effectuait une manoeuvre au sein de l’école départementale des pompiers du SDIS 74 à Epagny, il a été découvert inanimé, au pied d’un camion échelle.

Malgré les soins et les techniques de réanimation prodigués par ses camarades et une équipe médicale, le pompier est décédé.

À 23 heures, les raisons du drame restaient inexpliquées. Est-il tombé du haut de l’échelle ? A-t-il était victime d’un malaise cardiaque ? Pour le moment, aucune réponse officielle nous a été communiquée.

Photos : Rencontres de la sécurité 2017 dans le Val d’Oise

Retrouvez ci-dessous les photos réalisées par une de nos équipes lors des rencontres de la sécurité 2017 à Cergy-Pontoise :

(Sur mobile cliquer sur l’image pour accéder à la galerie photo)

Rencontres de la sécurité 2017

Samedi 14 octobre 2017, les sapeurs-pompiers, les gendarmes, les policiers, les associations agrées de sécurité civile (unité mobile de premiers secours, protection civile et croix rouge) et l’association de prévention routière se sont réunis au centre commercial des 3 fontaines à Cergy afin de vous faire découvrir leurs méthodes d’interventions grâce à plusieurs démonstrations, cette journée était également l’occasion de susciter les vocations.

Cocktail Molotov sur des pompiers de Nîmes : une tentative de meurtre

D’après nos confrères de Métropolitain, le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel a ouvert une enquête préliminaire ce mercredi du chef criminel de tentative de meurtre par substances incendiaires ou explosives, après le jet d’un cocktail Molotov sur une ambulance des sapeurs-pompiers de la caserne de Nîmes dans la nuit de vendredi à samedi vers 0h30, dans la zup ouest de Pissevin.

Il y avait trois pompiers à bord quand les faits ont eu lieu, dans la foulée de caillassages par un groupe de jeunes sur une voiture de police de la Sécurité publique. Aucun pompier, ni policier n’ont été blessés, fort heureusement.

Caméras de surveillance

Selon nos informations, un véhicule des pompiers qui rentrait d’une intervention  ce mardi après-midi dans cette cité sensible de Pissevin a, de nouveau essuyé des jets de pierres et autres projectiles lancés volontairement par des individus, dont certains étaient encagoulés.

Les policiers de la sûreté départementale du Gard -Sécurité publique, commissariat central- sont chargés de l’enquête par le procureur. Ils exploitent les bandes des caméras de vidéosurveillance qui ont été saisies. Et la police technique et scientifique analyse les débris de l’engin incendiaire récupérés sur les lieux de l’attaque.

Le préfet a reçu une délégation

Le préfet du Gard, Didier Lauga a reçu lundi une délégation des pompiers du Sdis 30, dont des syndicats. Il a fait part de “sa profonde indignation après cette agression, on a frôlé le pire”. Le préfet a rappelé qu’une convention signée entre les services de police, la gendarmerie et le Sdis du Gard impose systématiquement qu’un équipage de police nationale ou de gendarmerie accompagne un véhicule des pompiers, quand l’intervention se déroule dans les quartiers sensibles, listés dans le document.

Pas de policiers

Vendredi soir, vers 0h30, une intervention dite spontanée, selon l’expression du préfet s’est déroulée dans la cité Pissevin, sans que les pompiers aient demandé le concours de police-secours. Découvrant que les trois pompiers étaient seuls à bord de l’ambulance, des jeunes ont tendu un guet-apens et ont volontairement lancé un engin incendiaire en visant le véhicule de secours.

Les pompiers ont pu regagner la caserne et alerter la police. Trente minutes plus tard, les pompiers sont revenus à l’endroit du jet du cocktail Molotov avec des patrouilles de police, sans qu’il n’y ait des caillassages.

Depuis ces dernières semaines, pompiers et policiers ne sont plus les bienvenus dans la zup de Pissevin. On apprend ce soir que les pompiers ont décidé de se mettre en grève.