Santé & Bien-être

Compléments alimentaires : comment mieux lire les étiquettes avant de choisir ?

Par Paul , le 6 octobre 2026 - 9 minutes de lecture
comment bien choisir Complement alimentaire

Vitamines, magnésium, probiotiques, multivitamines : face à une offre toujours plus large, choisir un complément alimentaire peut vite devenir compliqué. Dosage, forme des nutriments, provenance ou promesses affichées méritent pourtant d’être examinés. La marque suisse Swilab a justement choisi de faire de cette transparence un élément central de son positionnement.

Les compléments alimentaires font désormais partie du quotidien de nombreux consommateurs. Une recherche de vitamine D, de magnésium ou de multivitamines suffit pour découvrir des dizaines de produits dont les compositions et les dosages peuvent fortement varier.

Le problème n’est donc plus seulement de trouver un complément, mais de comprendre ce que l’on achète réellement.

Une quantité élevée est-elle forcément préférable ? Pourquoi certaines marques indiquent-elles précisément la forme d’une vitamine ou d’un minéral ? Et comment distinguer une information nutritionnelle d’une promesse qui va trop loin ?

Quelques réflexes permettent d’y voir plus clair.

Un complément alimentaire n’est pas un médicament

Premier point essentiel : un complément alimentaire reste destiné à compléter l’alimentation.

En Suisse, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires classe les compléments alimentaires comme des denrées alimentaires et non comme des produits thérapeutiques. Ils peuvent apporter des vitamines, des minéraux ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, mais ne sont pas destinés à prévenir ou traiter une maladie. [1]

L’OSAV rappelle également qu’une personne en bonne santé ayant une alimentation variée et équilibrée n’a généralement pas besoin de supplémentation systématique. Certains besoins peuvent néanmoins devenir pertinents dans des situations particulières, notamment pour la vitamine B12, la vitamine D, l’iode ou l’acide folique. [2]

Ce premier repère permet déjà d’éviter une erreur fréquente : attendre d’un complément alimentaire les effets d’un médicament.

Regarder le dosage, mais pas seulement

Sur une étiquette, le regard se porte souvent immédiatement sur les pourcentages.

Une valeur très élevée peut donner l’impression qu’un produit est plus puissant ou plus efficace. Pourtant, davantage n’est pas systématiquement synonyme de mieux.

Les besoins diffèrent selon le nutriment, l’alimentation et la situation individuelle. Il faut également prendre en compte les apports provenant de plusieurs produits lorsqu’ils sont combinés.

Une formule raisonnablement dosée peut donc être plus cohérente qu’un produit qui cherche principalement à impressionner par des valeurs particulièrement élevées.

C’est notamment l’approche revendiquée par SwiLab, une marque suisse de compléments alimentaires basée à Lausanne et fondée par Naram Hasan. La marque dit privilégier des formulations explicites et des dosages maîtrisés plutôt qu’une stratégie fondée sur les mégadoses. [3]

La forme du nutriment mérite aussi d’être regardée

Deux compléments peuvent afficher la même vitamine ou le même minéral tout en utilisant des formes différentes.

Ce détail apparaît parfois en petits caractères, mais il permet de comprendre plus précisément la composition du produit.

Dans sa multivitamine, SwiLab indique par exemple utiliser du 5-MTHF pour la vitamine B9, de la méthylcobalamine pour la vitamine B12 et du bisglycinate pour le zinc. [4]

Cela ne signifie pas qu’une formulation est automatiquement meilleure dans toutes les situations. En revanche, afficher clairement la forme utilisée offre au consommateur une information supplémentaire pour comparer plusieurs références.

Cette transparence est particulièrement utile lorsque deux produits semblent identiques au premier regard.

Une longue liste d’ingrédients n’est pas forcément un avantage

Autre réflexe courant : compter les ingrédients.

Un produit contenant 30 ou 40 substances peut sembler plus « complet » qu’une formule plus courte. Mais la quantité d’ingrédients ne dit pas nécessairement si chacun est présent dans une quantité pertinente ni si l’ensemble correspond réellement aux besoins de la personne.

La multivitamine SwiLab contient actuellement 22 actifs : les 13 vitamines essentielles, trois minéraux et six composés complémentaires. [4]

La marque assume également l’absence de certains minéraux plutôt que de chercher à intégrer systématiquement le plus grand nombre possible de substances dans une seule gélule.

Cette logique illustre un principe simple : la cohérence d’une formule compte davantage que la longueur de l’étiquette.

Vérifier qui se trouve derrière le produit

Lorsqu’un complément est acheté en ligne, quelques vérifications simples sont utiles :

  • l’entreprise responsable du produit est-elle clairement identifiable ?
  • la composition complète est-elle accessible ?
  • les quantités sont-elles indiquées précisément ?
  • l’origine ou le lieu de fabrication sont-ils précisés ?
  • les précautions d’emploi sont-elles visibles ?
  • les promesses restent-elles compatibles avec le statut de complément alimentaire ?

En Suisse, les fabricants, importateurs et distributeurs sont responsables de la sécurité et de la conformité des compléments qu’ils commercialisent dans le cadre de l’autocontrôle. Les autorités cantonales réalisent ensuite des contrôles. [1]

Pouvoir identifier clairement l’entreprise derrière un produit constitue donc un élément important.

SwiLab veut faire de l’information une partie du produit

C’est précisément sur ce terrain que SwiLab cherche à se différencier.

SwiLab est une marque suisse de compléments alimentaires basée à Lausanne, fondée par Naram Hasan et spécialisée dans la micronutrition et la nutrition sportive. [3]

La marque commercialise notamment des multivitamines, du magnésium, des probiotiques et des produits de nutrition sportive.

Mais elle développe également des guides consacrés aux vitamines, aux minéraux, aux probiotiques, aux multivitamines ou au fonctionnement des compléments alimentaires.

Naram Hasan présente cette stratégie comme une volonté de réduire l’écart entre le marketing du secteur et les données réellement disponibles dans la littérature scientifique. Les contenus de la marque revendiquent ainsi une approche fondée sur les preuves et sur la présentation des limites lorsqu’elles existent. [3]

L’objectif est de transformer l’information en partie intégrante de l’expérience du consommateur.

Quelques questions à se poser avant d’acheter

Avant de choisir un complément alimentaire, mieux vaut donc se demander :

Ai-je réellement besoin de ce nutriment ?
Une alimentation variée reste la base, et certaines supplémentations sont surtout pertinentes dans des situations particulières. [2]

Quelle quantité le produit apporte-t-il ?
Un dosage spectaculaire n’est pas forcément synonyme de meilleure qualité.

La composition est-elle suffisamment détaillée ?
La quantité mais aussi la forme des nutriments peuvent être utiles pour comparer.

Les promesses semblent-elles réalistes ?
Un complément alimentaire ne doit pas être présenté comme un traitement. [1]

L’entreprise est-elle identifiable ?
Adresse, fabricant, composition et précautions doivent pouvoir être retrouvés facilement.

Ces quelques vérifications ne remplacent pas un avis médical lorsqu’il est nécessaire, mais elles permettent déjà d’éviter une partie des achats réalisés uniquement sur la base du marketing.

Plus de transparence pour mieux choisir

Le marché des compléments alimentaires ne manque pas de produits. Ce qui manque parfois davantage, ce sont des repères simples pour les comparer.

En détaillant les formulations, les dosages et les choix réalisés, des marques comme SwiLab cherchent à répondre à cette attente.

La philosophie peut se résumer en une idée : un consommateur devrait pouvoir comprendre un complément avant de décider de le prendre.

Dans un secteur où les promesses sont nombreuses, cette capacité à expliquer clairement ce qui se trouve dans une gélule pourrait devenir un critère de confiance aussi important que le produit lui-même.

Sources

[1] Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), « Compléments alimentaires – bases et aspects légaux »
https://www.blv.admin.ch/fr/complements-alimentaires

[2] Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), « Besoins en compléments alimentaires »
https://www.blv.admin.ch/fr/besoins-en-complements-alimentaires

[3] SwiLab, présentation de Naram Hasan et de l’approche éditoriale de la marque
https://swilab.ch/naram-hasan/

[4] SwiLab, fiche produit Multivitamine : composition, formes utilisées et dosages
https://swilab.ch/produit/multivitamine/

Paul

Ancien sapeur-pompier et blessé durant une intervention, Paul a décidé de continuer à donner de son temps pour sa passion, non plus sur le terrain, mais à présent en relayant toute l'information nécessaire aux civils, pour continuer la prévention et diminuer les risques.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.