Interdiction du TPO : ce qu’il faut savoir avant votre prochain rendez-vous manucure
Tout comprendre sur l’interdiction du TPO avant votre rendez-vous manucure
L’été 2025 a chamboulé un peu le monde de la manucure. Depuis le 1er septembre, le TPO (ou oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine pour les intimes), ce composant qu’on retrouvait partout dans les gels UV et les vernis semi-permanents, est tout simplement interdit dans l’Union Européenne. Une mesure pas prise à la légère, puisque cette substance, si pratique pour faire durcir nos ongles sous lampe UV ou LED, est désormais reconnue comme toxique pour la reproduction. Oui, ça paraît un peu technique, mais ça impacte forcément la façon dont on va prendre soin de ses ongles. Alors avant votre prochain rendez-vous en institut, autant savoir ce qui change et pourquoi.
Le TPO, kézako ? Son rôle dans les gels et vernis semi-permanents
Franchement, c’est un peu le magicien dans nos flacons de vernis semi-permanent. Le TPO, c’est ce qu’on appelle un photo-initiateur : sa mission est de permettre au gel ou au vernis de durcir en quelques secondes sous la lumière UV ou LED. Sans lui, le vernis reste collant, liquide, un vrai cauchemar à porter. C’est là qu’on voit que derrière la simplicité apparente d’une manucure parfaite, il y a cette petite chimie qui fait tout le travail.
- Permet la polymérisation rapide des gels UV et des semi-permanents – sans lui, ça sèche pas.
- Joue un rôle clé dans la tenue, la résistance et l’aspect brillant du vernis.
- Utilisé avec une concentration maximale de 5% jusqu’en 2025.
- Présent dans les produits de marques reconnues comme Peggy Sage, Manucurist, ou encore Sephora.
- Cela dit, il faut savoir que cette magie a un prix, qui a poussé les autorités à réagir.
Pourquoi le TPO est devenu interdit : un vrai tournant réglementaire
On ne s’en rend pas toujours compte, mais les autorités européennes ne lâchent rien sur la sécurité de nos cosmétiques. Dès 2014, le Scientific Committee on Consumer Safety (SCCS) avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les risques potentiels cutanés du TPO. Puis, la grosse claque est arrivée en 2019, quand il a été classé parmi les substances CMR – ces fameuses qui peuvent être Cancérogènes, Mutagènes, ou Reprotoxiques.
Et c’est justement cette dernière catégorie, la reprotoxicité (autrement dit, la toxicité pour la reproduction), qui a motivé le durcissement des règles. En 2025, revenant de loin, le TPO a été reclassé en catégorie CMR 1B, ce qui veut dire qu’il est considéré comme toxique avéré pour la reproduction humaine. Et là, pas le choix : le règlement européen Omnibus VII impose son interdiction pure et simple dans tous les produits cosmétiques – gels, vernis, tout y passe, dès septembre.
- Classé reprotoxique depuis 2019, et réévalué en toxicité avérée en 2025.
- Interdiction immédiate d’utiliser ou de vendre les cosmétiques contenant du TPO.
- Aucun délai d’écoulement des stocks pour les professionnels (salon, fabricants, vendeurs).
- Une mesure qui impacte en particulier les produits à polymérisation UV/LED.
- Renforce la sécurité sanitaire des consommateurs, mais bouleverse les habitudes.
Impacts dans votre institut de beauté : le changement est déjà en marche
Peut-être que votre prothésiste ongulaire vous en a parlé, ou vous avez senti la différence en cherchant un produit qui durcit aussi bien qu’avant. En réalité, certains instituts pionniers avaient déjà sauté le pas depuis plusieurs années, proposant des alternatives sans TPO par pure précaution. C’est le cas par exemple des produits de marques comme Kure Bazaar, Mavala, L’Oréal Paris ou Yves Rocher, qui s’inscrivent dans une démarche plus saine et responsable.
Et puis, avouons-le, ce virage vers des compositions plus vertes, plus respectueuses de la peau et de l’environnement, c’est aussi un argument qui parle de plus en plus à la clientèle – surtout quand on sait que la santé reste prioritaire.
- Adieu les gels contenant TPO, bonjour les formules alternatives, souvent à base de photo-initiators plus sûrs.
- Focus sur les produits Cruelty Free et sans substances classées CMR, déjà privilégiés dans certains salons.
- Retrait total du TPO chez des marques reconnues comme Peggy Sage et Manucurist.
- Pas seulement une question de réglementation, mais aussi un réel soin accordé à la santé des clientes et professionnelles.
- Un bon moyen de favoriser l’innovation et faire évoluer nos habitudes beauté, un petit changement qui fait du bien sur le long terme.
Que faire avant votre prochain rendez-vous chez le manucure ?
Avec cette interdiction du TPO bien en tête, on comprend que la vigilance est essentielle. Avant de réserver, rien ne vaut un petit check dans la composition des produits utilisés. La tendance est claire :
- Demander à votre technicienne quels gels ou vernis elle utilise — la transparence est reine.
- Privilégier les marques qui ont déjà supprimé le TPO, comme Essie, OPI ou Miss Europe, qui travaillent sur des formules plus sûres.
- S’intéresser aux labels Cruelty Free, un petit plus qu’on ne remarque pas toujours mais qui fait la différence.
- Vérifier que les autres substances CMR et monomères irritants comme le HEMA sont aussi exclus.
- Penser que votre santé et celle des techniciennes mérite ce petit effort de vigilance.
Au final, cette interdiction est une piqûre de rappel sur l’importance de rester informé et exigeant, même pour les choses qui paraissent anodines comme les ongles. Après tout, on veut toutes qu’ils soient beaux, mais aussi sains et durables !