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Sécurité routière : l’appel à la vigilance de Jehanne Collard

“Les fêtes de fin d’année risquent d’aggraver le bilan humain désastreux de la sécurité routière. Les campagnes de prévention semblent impuissantes à enrayer la hausse du nombre de victimes”, précise Maître Jehanne Collard, avocate spécialisée dans la défense des victimes de la route.

“Les Français, sans doute obsédés par la menace terrorisme, n’ont plus conscience des dangers quotidiens. Un homme de 68 ans prend le volant sous alcool et cannabis. Il tue deux innocents dont une enfant sans provoquer la moindre émotion. Dans le même temps des dizaines de milliers de personnes se mobilisent pour défendre un chauffeur de bus scolaire impliqué sans connaitre les détails de l’enquête sur la mort des six enfants de Millas. Il est temps que les pouvoirs publics mettent un terme à cette inquiétante dérive. Il est temps de remobiliser l’opinion contre les comportements criminels sur la route. J’attends beaucoup des décisions qui doivent être annoncées en janvier” a-t-elle précisé à Secours Info.

La barbe chez les pompiers : un risque certain et une loi très claire

Dommage pour le “look”, mais heureusement pour des raisons de sécurité. Un pompier barbu s’expose à des risques et c’est ce qui pousse de plus en plus de SDIS à hausser le ton contre cette mode. Ces derniers temps, une note de service a même été diffusée dans des casernes de pompiers, en Belgique. Elle rappelle les spécifications des constructeurs de masques qui… insiste sur le fait que les grosses barbes peuvent entraver l’étanchéité des masques et donc leur efficacité.

Via une note diffusée début novembre dans toutes les casernes de l’Oise, les pompiers ont reçu l’interdiction de développer leur pilosité faciale. Cette dernière entraverait le bon usage de masques respiratoires. Une décision que ne comprenait pas Yannick Ruaux, président du syndicat autonome 60, “notre fournisseur de masques nous autorise à porter la barbe. Même en cas de fuite, on risque une surconsommation d’oxygène, mais en rien un danger immédiat”, a-t-il précisé à nos confrères du Courrier Picard.

Plusieurs réactions pointaient du doigt cette mesure, notamment sur les réseaux sociaux. Pourtant, même la loi, dans un arrêté du 8 avril 2015 stipule, “le rasage est impératif pour la prise de service ; dans le cas particulier du port de la barbe ou de la moustache, celles-ci doivent être bien taillées et permettre une efficacité optimale du port des masques de protection”. Si la sécurité commence par l’information, elle n’a pas de prix.

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Var : une nouvelle tenue pour les pompiers du SDIS 83

Les sapeurs-pompiers du SDIS du Var optent désormais pour une nouvelle tenue de feu. De couleur rouge pétard, moins lourde que la précédente, plus résistante avec de meilleures protections thermiques et mécaniques, l’ergonomie de cette nouvelle tenue a été pensée en prenant en comptes des retours d’expériences (RETEX).

« La principale évolution réside dans la qualité et la performance du complexage qui confère, par rapport au précédent modèle, une meilleure protection face aux phénomènes thermiques, une plus grande respirabilité et ce, pour un poids légèrement inférieur (1,7kg pour une veste 96 L) », précise le capitaine Laurent Roques, chef du service soutien matériel.

Le bleu abandonné au profit du rouge

Mais ce n’est pas la seule nouveauté. Sur le plan fonctionnel, une amélioration a été portée sur l’ergonomie pour le confort du sapeur-pompier avec l’association « polo technique et veste », au travers de la coupe, de divers accessoires ou ajouts sur la veste et le pantalon.

En ce qui concerne le choix de la couleur. “Il n’existe pas de norme ou de référentiel imposant une couleur particulière” précisent les pompiers, faisant le constat de retours opérationnels qui militent pour l’abandon du bleu au profit du rouge : diminution du transfert de la chaleur et surtout une meilleure visibilité sur toutes les natures d’interventions.

610€ par agent

Sur son site internet, le SDIS du Var indique avoir déboursé 336’000€ pour 550 sapeurs-pompiers, ce qui représente 610€ par agent. Un coût relativement maîtrisé, mais qui n’est pour le coup pas discutable quand on parle de sécurité.

«Tous les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires du SDIS du Var seront dotés de cet équipement d’ici quelques années» indique le capitaine Roques. Pour l’instant, seuls les personnels de la caserne de Brignoles en bénéficient. Dans les prochaines semaines, les sapeurs-pompiers de Toulon Centre et de Fréjus recevront ces équipements. En 2018, les centres de Toulon Ouest, Saint Maximin, Gonfaron, Cogolin et La Garde Freinet seront équipés.

La tenue détaillée

Cette tenue a été réalisée par la société Vidal Protection du groupe SIOEN -spécialisé dans les vêtements de protection pour les professionnels-.

Consulter la fiche technique du SDIS du Var.

Vers une nouvelle hausse des violences sur les pompiers ?

Cette année, nombreux auront été les articles de presse relayant des violences envers des pompiers en intervention. Quelles soient physiques ou verbales, elles pèsent de plus en plus dans le moral des volontaires et des professionnels, qui assurent plus de 4,4 millions d’interventions chaque année. “Si la façon de remercier un pompier est de lui mettre un coup de couteau, je me pose alors la question de mon avenir dans cette grande famille” réagit à notre rédaction un pompier du sud de la France, victime d’une agression il y a quelques semaines.

Encore ce matin, Secours Info vous relatait une agression qui s’est produite dimanche dernier à Bordeaux, où un agent du SDIS de la Gironde (33), a été la cible d’un “violent coup de tête” donné par un homme qui n’était qu’autre que la victime à l’origine de l’appel. Un geste encore inexpliqué à cette heure. Même si de plus en plus d’agressions conduisent à des dépôts de plainte, par l’agent (et/ou le service), “sont-elles vraiment toutes rendues à la connaissance du grand public ?”, c’est l’interrogation d’un de nos lecteurs sur notre page Facebook.

Un sondage et un appel à témoins

La rédaction de Secours Info a décidé de réaliser un dossier sur ce “phénomène” qui aurait une fâcheuse tendance à la hausse. Avez-vous déjà été victime de violences physiques ou verbales ? Répondez à notre sondage et témoignez en nous envoyant un message sur notre page Facebook. L’anonymat est garanti.

Estimez-vous avoir été victime de violences physiques dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (64%, 230 Votes)
  • Non (36%, 131 Votes)

Nombre de votants : 361

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Estimez-vous avoir été victime de violences verbales dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (92%, 307 Votes)
  • Non (8%, 27 Votes)

Nombre de votants : 334

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Une fédération dans l’action

“Le phénomène prend de l’ampleur”, a réagi la fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) en réclamant plusieurs mesures pour mieux protéger les pompiers, comme la possibilité de porter plainte de manière anonyme, et des sanctions judiciaires aussi sévères que possible contre les agresseurs. Une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) précise, qu’un total de 2’280 pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression en intervention en 2016 (contre 1.939 en 2015), soit 5 pour 10.000 interventions (contre 4,4 en 2015). Ces agressions ont donné lieu à 1’613 journées d’arrêt de travail, soit une hausse de 36,1% par rapport à 2015. Afin d’avoir un sondage au plus proche de la réalité, merci de partager cet article.

Bouches-du-Rhône : une campagne pour lutter contre les agressions envers les pompiers

Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône lancent une campagne publicitaire pour dénoncer les agressions commises à leur encontre. Elles ont tendance à augmenter ces dernières années, sur le plan national.

“On n’est pas là pour se faire agresser, on est là pour protéger et sauver les gens”, précise le commandant Sylvain Besson à nos confrères de France bleu Provence, résumant le message de cette campagne de communication des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.

40 plaintes en 2017

Depuis le début de l’année, pas moins 40 plaintes ont été déposées par les sapeurs-pompiers du SDIS 13. “Des plaintes pour insultes, injures, menaces au téléphone mais aussi des agressions sur le terrain” précisent nos confrères. Une peine de six mois de prison ferme a même été prononcée en 2017, ainsi qu’une peine de 18 mois de prison avec sursis.

“On se fait agresser chez M. et Mme Tout-le-monde” – commandant Sylvain Besson

Les pompiers tiennent à sensibiliser le grand public sur le fait que ces agressions se sont généralisées. «On a l’habitude de dire que les pompiers se font agresser dans des quartiers particuliers, note le commandant Sylvain Besson. Ça arrive et c’est un fait mais on se fait aussi agresser chez monsieur et madame Tout-le-monde. On est victime d’un délabrement sociétal».

Les agressions contre les pompiers en forte hausse en 2016

D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’an dernier les agressions déclarées par les sapeurs-pompiers ont augmenté de 17,6%.

Insultes, crachats, violences contre les personnes ou dégradation du matériel… Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors de leurs interventions ou au sein de leur caserne. D’après un rapport dévoilé ce mercredi par l’ONDRP, la tendance est même en forte hausse. En effet, l’an dernier, le nombre d’agressions déclarées a augmenté de 17,6% par rapport à l’année précédente : 2.280 pompiers se sont dits victimes d’une agression dans le cadre de leur métier en 2016, contre 1.939 en 2015.

En parallèle de l’augmentation des agressions déclarées, le nombre de jours d’arrêt de travail consécutif pour les victimes et le montant des dégradations ont eux aussi enregistré une hausse. En 2016, 1.613 journées d’arrêts ont été posées (+36,1% par rapport à 2015), et le coût des dégradations a lui bondi de 183,4% entre 2015 et 2016. Au cours de cette dernière année, 414 véhicules ont été touchés, pour un préjudice estimé à 283.442 euros.

La Nouvelle Aquitaine particulièrement touchée

D’après le rapport, de tels actes de violences sont déclarés dans toute la France, mais certaines régions sont plus touchées que d’autres: c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’on compte le plus d’agressions, avec 406 cas en 2016. Viennent ensuite les Hauts-de-France, avec 366 cas, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 301 agressions en 2016. En quatrième position, la région Grand Est, avec 267 cas en 2016, puis l’Ile-de-France, avec 230 cas.

“On s’est tous déjà fait insulter au moins une fois”, témoigne ce mercredi Patrick, un pompier volontaire interrogé sur BFMTV. Il travaille à la caserne de Chanteloup-les-Vignes, dans le département des Yvelines, particulièrement touché en région parisienne.

Plus de 1.300 dépôts de plainte

“J’ai des collègues qui se sont pris des coups de poing. Un autre s’est déjà pris un cocktail Molotov. Moi je me suis pris des pierres sur le casque, ça a été extrêmement violent” – témoigne le pompier à nos confrères de BFMTV.

Parmi les victimes, dans tous le pays, 52,1% étaient pompiers professionnels. Au total, les agressions déclarées ont donné lieu à 1.337 dépôts de plainte, soit une procédure engagée par 58,6% des victimes. En 2015, ce taux était plus important: 65% des sapeurs pompiers agressés avaient choisi de déposer une plainte.

Opération antiterroriste dans trois départements

Les forces de l’ordre viennent d’interpeller 9 hommes âgés de 18 à 60 ans dans les départements du Val de Marne, des Bouches du Rhône et des Alpes Maritimes et 1 autre homme a été interpellé en Suisse.

Ils sont soupçonné de préparer un projet terroriste dans le sud de la France, les perquisitions sont en cours.

Cette opération est menée par la sous-direction antiterroriste, la DGSI, l’équipe d’intervention du RAID et la police suisse.

Plus d’infos à venir !!

Nice : le chef de la police municipale n’était pas titulaire du concours obligatoire pour son poste

La cour d’appel administrative de Marseille a condamnée la ville de Nice ce lundi 31 octobre.

Depuis 2013, la municipalité avait embauchée un policier municipal aux fonctions et au grade de “chef de police municipale” mais il n’était pas titulaire du concours chef de police.

Le concours de policier municipal de cet agent a été annulé par le tribunal.

 

 

 

La gendarmerie du futur commence ce lundi

TECHNOLOGIES. D’ici le mois de décembre, la gendarmerie nationale va déployer près de 60’000 smartphones auprès de ses militaires. Néogend, cet outil hyperconnecté, devrait révolutionner le quotidien des gendarmes. Pour contrôler une personne et interroger leurs fichiers, quelques clics suffiront.

Selon nos confrères du Dauphiné, L’ère de la gendarmerie digitale est arrivée. Aussi, préparez-vous à voir du changement lors d’un prochain contrôle. Après la tablette dédiée à chaque unité, le smartphone Néogend débarque sur le terrain.

Après deux expérimentations menées dans le Nord en 2015 puis à l’échelle de la région Bourgogne en 2016, chaque gendarme va être doté de cette nouvelle « arme » numérique, qui prendra place à côté de son Sig Sauer Pro 2022, son arme de service.

« Le smartphone Néogend va changer fondamentalement la vie du gendarme, sa façon de travailler. Il s’agit d’un véritable bureau mobile », annonce le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, cité par nos confrères du Dauphiné.

Déployé au cours de ce dernier trimestre, selon un plan formation, l’outil se veut simple et efficace, tout en renvoyant une image de modernité du gendarme.

Test à l’appui : « Lors d’un contrôle routier, le gendarme scanne avec son smartphone la bande MRZ (bande inférieure à lecture optique) de votre carte d’identité, de votre passeport, de votre titre de séjour. Quelques secondes suffisent pour interroger à distance les différents fichiers au lieu de 15 minutes hier», développe le lieutenant-colonel Mickaël Fumery de la mission numérique.

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VIDÉOS. Des pompiers tentent de secourir un dauphin échoué à Menton

Selon nos confrères de Nice-Matin, un dauphin s’est échoué dimanche peu après 16 heures, sur la plage du casino de Menton.

Le mammifère qui souffrait d’une blessure au niveau de l’aileron, a finalement péri. Les pompiers sont intervenus, ainsi que la police nationale. Ils ont essayé à plusieurs reprises de le remettre à l’eau, en vain.