Rennes : trois mois de prison pour avoir visé la police avec une arme

Mardi 16 janvier, vers 6H, un homme a braqué les policiers avec une arme dans le centre de Rennes.

Une patrouille de police secours a été alertée pour un homme armé d’un fusil d’assaut sur la voie publique.

Dès qu’ils arrivent sur les lieux, les policiers demandent aux passants de se mettre à l’abri.

L’individu a ensuite menacé les forces de l’ordre en dirigeant son arme vers eux puis en simulant plusieurs tirs.

Il a finalement lâché son arme sans faire de blessés puis il a été placé en garde à vue.

Jugé en comparution immédiate, il a plaidé coupable et il a expliqué qu’il avait trouvé l’arme dans une poubelle, il était ivre au moment des faits.

Le tribunal l’a condamné à six mois de prison ferme. C’est sa 7ème condamnation pénale.

Côtes d’Armor : quand la vie donne du sens à l’expression “mouiller sa chemise”

Le 2 janvier dernier, vers 20h30, le centre opérationnel de la gendarmerie reçoit l’appel d’une femme dont l’époux, âgé de 77 ans, a disparu. Elle explique qu’ils ont enlisé leur véhicule dans un chemin au lieu-dit “Le Maugoro” à Plouvara et ont sollicité l’aide d’un agriculteur du secteur, lequel est parvenu à sortir le véhicule avec son tracteur. Durant l’intervention, le propriétaire du véhicule a quitté les lieux à pied sans explication.

Quatre gendarmes de Lanvollon et Châtelaudren se lancent immédiatement à la recherche du septuagénaire. Au bout de quelques minutes, les militaires entendent un cri provenant d’un champ gorgé d’eau situé à quelques dizaines de mètres du chemin. Ils découvrent l’homme complètement recouvert de boue, allongé face contre terre au milieu du champ et à bout de souffle.

Avec l’aide des habitants arrivés en renfort, les gendarmes parviennent à extirper l’homme rapidement pris en charge par les sapeurs-pompiers, puis transporté à l’hôpital de SAINT-BRIEUC. L’expression “mouiller sa chemise” aura pris tout sons sens lors de ce sauvetage in extremis…

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Sécurité routière : l’appel à la vigilance de Jehanne Collard

“Les fêtes de fin d’année risquent d’aggraver le bilan humain désastreux de la sécurité routière. Les campagnes de prévention semblent impuissantes à enrayer la hausse du nombre de victimes”, précise Maître Jehanne Collard, avocate spécialisée dans la défense des victimes de la route.

“Les Français, sans doute obsédés par la menace terrorisme, n’ont plus conscience des dangers quotidiens. Un homme de 68 ans prend le volant sous alcool et cannabis. Il tue deux innocents dont une enfant sans provoquer la moindre émotion. Dans le même temps des dizaines de milliers de personnes se mobilisent pour défendre un chauffeur de bus scolaire impliqué sans connaitre les détails de l’enquête sur la mort des six enfants de Millas. Il est temps que les pouvoirs publics mettent un terme à cette inquiétante dérive. Il est temps de remobiliser l’opinion contre les comportements criminels sur la route. J’attends beaucoup des décisions qui doivent être annoncées en janvier” a-t-elle précisé à Secours Info.

Bretagne : un pompier blessé à l’œil par un violent coup de pied

Dans la nuit du 27 au 28 décembre, un sapeur-pompier âgé de 28 ans, affecté au centre de secours de Vannes a reçu un violent coup de pied à l’œil, alors qu’il prenait en charge une femme dont l’état psychologique était fragile. Les faits se sont déroulés dans une résidence, à la suite d’une dispute dans un couple.

Le sapeur-pompier, blessé à l’œil, a été pris en charge par un médecin qui lui a délivré trois jours d’incapacité totale de travail (ITT), d’après les informations de nos confrères de Ouest France. Une plainte devrait être déposée par le service départemental d’incendie et de secours du Morbihan -SDIS 56-. De même source, c’est lorsque les deux pompiers transportaient la femme jusqu’au véhicule de secours, que celle-ci a asséné un violent coup de pied dans l’œil du sapeur-pompier âgé de 28 ans et a craché sur l’autre secouriste.

Vers une nouvelle hausse des violences sur les pompiers ?

Cette année, nombreux auront été les articles de presse relayant des violences envers des pompiers en intervention. Quelles soient physiques ou verbales, elles pèsent de plus en plus dans le moral des volontaires et des professionnels, qui assurent plus de 4,4 millions d’interventions chaque année. “Si la façon de remercier un pompier est de lui mettre un coup de couteau, je me pose alors la question de mon avenir dans cette grande famille” réagit à notre rédaction un pompier du sud de la France, victime d’une agression il y a quelques semaines.

Encore ce matin, Secours Info vous relatait une agression qui s’est produite dimanche dernier à Bordeaux, où un agent du SDIS de la Gironde (33), a été la cible d’un “violent coup de tête” donné par un homme qui n’était qu’autre que la victime à l’origine de l’appel. Un geste encore inexpliqué à cette heure. Même si de plus en plus d’agressions conduisent à des dépôts de plainte, par l’agent (et/ou le service), “sont-elles vraiment toutes rendues à la connaissance du grand public ?”, c’est l’interrogation d’un de nos lecteurs sur notre page Facebook.

Un sondage et un appel à témoins

La rédaction de Secours Info a décidé de réaliser un dossier sur ce “phénomène” qui aurait une fâcheuse tendance à la hausse. Avez-vous déjà été victime de violences physiques ou verbales ? Répondez à notre sondage et témoignez en nous envoyant un message sur notre page Facebook. L’anonymat est garanti.

Estimez-vous avoir été victime de violences physiques dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (64%, 230 Votes)
  • Non (36%, 131 Votes)

Nombre de votants : 361

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Estimez-vous avoir été victime de violences verbales dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (92%, 307 Votes)
  • Non (8%, 27 Votes)

Nombre de votants : 334

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Une fédération dans l’action

“Le phénomène prend de l’ampleur”, a réagi la fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) en réclamant plusieurs mesures pour mieux protéger les pompiers, comme la possibilité de porter plainte de manière anonyme, et des sanctions judiciaires aussi sévères que possible contre les agresseurs. Une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) précise, qu’un total de 2’280 pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression en intervention en 2016 (contre 1.939 en 2015), soit 5 pour 10.000 interventions (contre 4,4 en 2015). Ces agressions ont donné lieu à 1’613 journées d’arrêt de travail, soit une hausse de 36,1% par rapport à 2015. Afin d’avoir un sondage au plus proche de la réalité, merci de partager cet article.

Les agressions contre les pompiers en forte hausse en 2016

D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’an dernier les agressions déclarées par les sapeurs-pompiers ont augmenté de 17,6%.

Insultes, crachats, violences contre les personnes ou dégradation du matériel… Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors de leurs interventions ou au sein de leur caserne. D’après un rapport dévoilé ce mercredi par l’ONDRP, la tendance est même en forte hausse. En effet, l’an dernier, le nombre d’agressions déclarées a augmenté de 17,6% par rapport à l’année précédente : 2.280 pompiers se sont dits victimes d’une agression dans le cadre de leur métier en 2016, contre 1.939 en 2015.

En parallèle de l’augmentation des agressions déclarées, le nombre de jours d’arrêt de travail consécutif pour les victimes et le montant des dégradations ont eux aussi enregistré une hausse. En 2016, 1.613 journées d’arrêts ont été posées (+36,1% par rapport à 2015), et le coût des dégradations a lui bondi de 183,4% entre 2015 et 2016. Au cours de cette dernière année, 414 véhicules ont été touchés, pour un préjudice estimé à 283.442 euros.

La Nouvelle Aquitaine particulièrement touchée

D’après le rapport, de tels actes de violences sont déclarés dans toute la France, mais certaines régions sont plus touchées que d’autres: c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’on compte le plus d’agressions, avec 406 cas en 2016. Viennent ensuite les Hauts-de-France, avec 366 cas, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 301 agressions en 2016. En quatrième position, la région Grand Est, avec 267 cas en 2016, puis l’Ile-de-France, avec 230 cas.

“On s’est tous déjà fait insulter au moins une fois”, témoigne ce mercredi Patrick, un pompier volontaire interrogé sur BFMTV. Il travaille à la caserne de Chanteloup-les-Vignes, dans le département des Yvelines, particulièrement touché en région parisienne.

Plus de 1.300 dépôts de plainte

“J’ai des collègues qui se sont pris des coups de poing. Un autre s’est déjà pris un cocktail Molotov. Moi je me suis pris des pierres sur le casque, ça a été extrêmement violent” – témoigne le pompier à nos confrères de BFMTV.

Parmi les victimes, dans tous le pays, 52,1% étaient pompiers professionnels. Au total, les agressions déclarées ont donné lieu à 1.337 dépôts de plainte, soit une procédure engagée par 58,6% des victimes. En 2015, ce taux était plus important: 65% des sapeurs pompiers agressés avaient choisi de déposer une plainte.

La gendarmerie du futur commence ce lundi

TECHNOLOGIES. D’ici le mois de décembre, la gendarmerie nationale va déployer près de 60’000 smartphones auprès de ses militaires. Néogend, cet outil hyperconnecté, devrait révolutionner le quotidien des gendarmes. Pour contrôler une personne et interroger leurs fichiers, quelques clics suffiront.

Selon nos confrères du Dauphiné, L’ère de la gendarmerie digitale est arrivée. Aussi, préparez-vous à voir du changement lors d’un prochain contrôle. Après la tablette dédiée à chaque unité, le smartphone Néogend débarque sur le terrain.

Après deux expérimentations menées dans le Nord en 2015 puis à l’échelle de la région Bourgogne en 2016, chaque gendarme va être doté de cette nouvelle « arme » numérique, qui prendra place à côté de son Sig Sauer Pro 2022, son arme de service.

« Le smartphone Néogend va changer fondamentalement la vie du gendarme, sa façon de travailler. Il s’agit d’un véritable bureau mobile », annonce le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, cité par nos confrères du Dauphiné.

Déployé au cours de ce dernier trimestre, selon un plan formation, l’outil se veut simple et efficace, tout en renvoyant une image de modernité du gendarme.

Test à l’appui : « Lors d’un contrôle routier, le gendarme scanne avec son smartphone la bande MRZ (bande inférieure à lecture optique) de votre carte d’identité, de votre passeport, de votre titre de séjour. Quelques secondes suffisent pour interroger à distance les différents fichiers au lieu de 15 minutes hier», développe le lieutenant-colonel Mickaël Fumery de la mission numérique.

Rennes : augmentation des moyens de la police municipale

Rennes vas recruter 12 nouveaux policiers municipaux afin de renforcer son effectif à 73 agents.

Ces nouveaux agents auront pour principales missions de réaliser des patrouilles et des Îlotages. Ils seront équipé de gilets antilacération, de gaz lacrymogène et de bâtons de défense télescopique. Les agents avaient formulé une demande afin d’être doté d’arme a feu, cette demande a été refusée par la Mairie de la commune.

Une Brigade canine vas être créée au 1er Janvier 2018, elle sera composé de 4 agents.

La ville va installer 32 nouvelles caméras de surveillance et des caméras piétons ont été attribués aux agents depuis le 1er Octobre afin de renforcer leur sécurité et réduire les conflits en interventions.

Côtes d’Armor : Les syndicats de sapeurs-pompiers inquiets par la baisse des effectifs nocturnes

Face au manque de sapeurs-pompiers volontaires, un projet de réorganisation des effectifs opérationnels prévoit une réduction du nombre de pompiers de garde et d’astreinte dans plusieurs centres d’incendie et de secours entre 22 h et 7 h du matin.

Le syndicat CGT du SDIS 22 estime que “la direction en profite pour faire des économies” et redoute une dégradation de service.

Le colonel S. Morin, directeur départemental, assure qu’il n’est pas question de réduire le nombre de sapeurs-pompiers (professionnels et volontaires) dans le département.

La réorganisation devrait être présentée au conseil d’administration du SDIS vendredi 6 octobre.

Pompiers : “nous avons répondu à tous les besoins de l’été, mais c’est un miracle”

Nos confrères de Ouest-France ont interviewé le colonel Éric Faure, président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

Si pour l’un des représentants nationaux des pompiers français, les moyens accordés à la profession sont en baisse, la réponse opérationnelle a été assurée l’été dernier et « c’est un miracle » assure-t-il.

Feux de forêt, secours aux personnes… Comment s’est passé l’été ?

« Nous avons répondu à tous les besoins de l’été, mais c’est un miracle. Le système est de plus en plus en tension, parce que quatre pompiers sur cinq sont des volontaires » répond le colonel en pointant du doigt les effectifs professionnels qui commencent à diminuer. Même tendance pour le nombre de volontaires. « Nous avons atteint un plancher. Aujourd’hui, on compte 194 000 volontaires en France, c’est insuffisant. D’autant qu’on leur en demande toujours plus » précise-t-il à nos confrères.

Que faire, avec des budgets qui risquent d’aller en diminuant ?

« Il faut faire la photographie de l’existant pour dégager les solutions adaptées sur les deux ou trois années qui viennent. Et accepter de se rénover sans tabou » indique-t-il, sans cacher son souhait à ce que certaines opérations soit facturées.

Le Sdis 34 avait par ailleurs expliqué en juillet dernier, son intention d’économiser son personnel en le sollicitant que pour des interventions à caractère urgente et de facturer de plus en plus, toutes les opérations qui relèvent « du confort ».

« La facturation existe déjà dans tous les départements pour certains types d’intervention. C’est nécessaire lorsque les sapeurs-pompiers sont en dehors de leur mission, qu’il n’y a pas d’urgence vitale. Suppléer les carences de l’entreprise chargée de l’entretien d’un ascenseur, ce n’est pas une mission de pompiers, donc la facturation doit être là. Mais va-t-on faire payer une personne en difficulté dans la rue parce qu’elle se trouve en état d’ébriété ? S’il s’agit d’un sans-abri, qui va payer ? Celui qui appelle ? Attention à ne pas créer des systèmes lourds qui seraient ingérables. Et à ne pas changer l’esprit de notre modèle social » conclut-il, toujours à nos confrères de Ouest-France.