Un nouveau directeur pour la sécurité civile

CRISES. Un ancien officier de gendarmerie sera à la tête des sapeurs-pompiers et plus largement directeur de l’organisation des secours en France, dès le 13 mars prochain.

Jacques Witkowski, 54 ans, préfet de la Manche depuis janvier 2016 a été nommé, ce vendredi, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur.

Saint-Cyrien (promotion lieutenant-colonel Gaucher, celle du major général Christian Rodriguez, du général Patrick Valentini, commandant de la Guyane, du général Simon-Pierre Baradel, commandant des écoles, du général Laurent Tavel, directeur du soutien et des finances), il a été commandant d’un groupe de pelotons mobiles en Martinique, commandant d’une compagnie en Vendée,  et, en 1996,  commandant militaire de l’Hôtel Matignon avec le grade de chef d’escadron.

Deux échelons

Après avoir intégré la préfectorale, il a débuté sa carrière comme directeur du cabinet du préfet des Côtes-d’Armor, puis a été directeur du cabinet du préfet de la région Réunion, préfet de la Réunion,  directeur de cabinet de la directrice des affaires politiques, administratives et financières au secrétariat d’Etat à l’outre-mer, sous-préfet de Sélestat-Erstein , secrétaire général de la Polynésie française, secrétaire général de la préfecture du Finistère, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais et préfet de Mayotte.

Il  été ensuite nommé en 2014 directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Il est chevalier  de l’Ordre National du Mérite,  chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la médaille de la défense nationale.

La Sécurité civile est divisée en deux échelons :

Les sapeurs-pompiers -volontaires et professionnels- sont rattachés aux services départementaux d’incendie et de secours, les Sdis qui sont des établissements publics autonomes à l’échelle du département.

Une intersyndicale de sapeurs-pompiers appelle à manifester

Stopper les baisses de moyens et d’effectifs, améliorer les perspectives de carrière des agents des Sdis, garantir les moyens du secours à personnes… Telles sont les revendications principales d’une intersyndicale de sapeurs-pompiers qui appelle à manifester le 14 mars.

Sept organisations syndicales de sapeurs-pompiers (CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP-PATS, CFTC-SPASDIS, SUD, UNSA-SDIS) appellent à une manifestation nationale de la profession le 14 mars. Seul le SNSPP-PATS-FO, qui affirme néanmoins partager la majorité des revendications, préfère rejoindre la manifestation inter fonctions publiques du 7 mars (voir encadré ci-dessous).

Dans un communiqué commun, les syndicats affirment avoir « construit, depuis le 12 décembre 2016, un front uni dans le seul intérêt des agents, SPP comme PATS ». Ils précisent avoir travaillé, au cours de plusieurs réunions, sur «  la nécessaire et indispensable remise en cause des politiques départementales ».

Délinquance routière : la nouvelle arme des gendarmes

La sécurité routière est le cœur de métier des gendarmes de l’EDSR. Les données tarn-et-garonnaises confirment la nécessité de leur action. Depuis janvier dernier, la loi Loppsi 2 leur donne de nouvelles armes contre les automobilistes qui exagèrent.

Le capitaine Blanc, commandant l’Escadron Départemental de Sécurité Routière de Tarn-et-Garonne (EDSR 82) aligne les chiffres de la répression routière. Des chiffres «dans la moyenne nationale mais révélateurs d’un certain relâchement des automobilistes».

L’arsenal répressif était déjà en place pour les délits routiers les plus graves : rétention immédiate et systématique du permis assortie d’une sanction administrative et pécuniaire, immobilisation judiciaire, voire confiscation du véhicule décidée par un magistrat.

Grands excès de vitesse, défaut de permis, alcool… mise en fourrière systématique du véhicule

La loi Loppsi 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) de 2011 entrée en application dans le Tarn-et-Garonne le 1er janvier dernier sur décision préfectorale, a changé la donne. Cette loi offre une nouvelle arme aux forces de l’ordre confrontées aux délits routiers : grands excès de vitesse, conduite sans permis, conduite sous alcool ou stupéfiants en récidive… Désormais, l’immobilisation systématique et à la mise en fourrière pour une durée de 7 jours du véhicule ayant servi à la commission de l’infraction sont opposables aux auteurs de ces délits (avec information au parquet). Les frais de fourrière sont à la charge du contrevenant. Plus de possibilités donc pour le passager de reprendre le volant du véhicule intercepté. Ce dernier est désormais immédiatement conduit à la fourrière. Le permis est bien évidemment retiré sur le champ au conducteur.

«Les routes du département sont très accidentogènes (N.D.L.R. : 27 accidents corporels et 6 tués depuis le 1er janvier). Il s’agit là d’une réponse répressive immédiate… Nous voyons aussi de plus en plus de conduites sans permis». Le patron de l’EDSR 82 note également «une proportion importante de jeunes conducteurs auteurs de grands excès de vitesse». Voir ce jeune homme intercepté dernièrement sur l’A.62 à 180 km/h au lieu des 110 km/h que lui imposait son jeune permis. Des conducteurs coupables de vitesses délictuelles, chronométrés à 188 km/h, 205 ou 215 km/h sur le réseau tarn-et-garonnais, l’EDSR en a interceptés des dizaines l’an dernier.

Radars mobiles : 23 142 clichés

En 2016, les gendarmes ont ainsi relevé 4 085 excès de vitesse avec interception pour des vitesses dépassant de plus de 20 km/h la vitesse autorisée. Des chronos réalisés sur autoroute et sur le réseau départemental. Par ailleurs, les radars mobiles de nouvelle génération ETM (Équipement de Terrain Mobile) qui équipent six véhicules dans le 82 ont réalisé en 2016, 23 142 clichés. «Ces véhicules circulent tous les jours» assure le patron de l’EDSR… Pour l’heure, les grands axes (RD. 958, 813, 927) menant vers l’ouest du département ainsi qu’un large secteur au sud ouest font l’objet de contrôles rigoureux de la vitesse. «Nous ne sommes pas là pour faire du chiffre, précise le capitaine. Nous sommes présents sur les axes particulièrement accidentogènes».

Les caméras-piétons pour les policiers obligatoires dans les zones sensibles

VIDÉO – Certains les ont surnommés les “caméras anti-bavure”, ce mercredi 1er mars entre en vigueur le décret systématisant l’utilisation de la caméra individuelle lors des contrôles d’identité dans les zones de sécurité prioritaires (ZSP).

Expérimentées depuis 2014 sur certains sites, les caméras-piétons des agents de police dans les Zone de Sécurité Prioritaires (ZSP) ont été rendues obligatoires par un décret de la loi Égalité et Citoyenneté entrant en vigueur ce mercredi. Ce dernier encadre «l’expérimentation de l’emploi de caméras individuelles par les agents de police municipale dans le cadre de leurs interventions.»

Ce dispositif sera testé jusqu’au 3 juin 2018 dans 23 secteurs, dont les «ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronnes, ainsi que dans des départements comme la Haute-Garonne ou bien les Alpes-Maritimes» a détaillé le ministère de l’Intérieur. Après cette année d’essai, «les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie Nationales remettront au ministre de l’Intérieur un rapport d’évaluation sur l’impact de ces enregistrements systématiques sur le déroulement des interventions» a précisé place Beauvau.

Alors que la police et la gendarmerie sont actuellement équipées de 2 600 caméras-piétons, ce chiffre sera “au moins doublé” selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux. Il a demandé aux services du ministère «de passer dans les meilleurs délais un nouveau marché afin de doter, dans les prochains mois, l’ensemble des militaires et fonctionnaires intervenant en ZSP de caméras-piétons».

Apaiser la relation lors d’un contrôle d’identité

Alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers sensibles, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l’objet un jeune homme à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) début février, le gouvernement a estimé que ce dispositif «apais(ait) la relation lors d’un contrôle».

Interrogé par Le Figaro lors du vote de la loi fin décembre, Jean-Christophe Duhamel, du syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) estimait que ces caméras-piétons pouvaient «limiter les accusations mensongères contre les agents» et «représenter une preuve évidente de la bonne foi» de ces derniers.

Mais pour lui, «ce n’est pas une sécurité supplémentaire lors des interventions». Pire, «les contrevenants, surtout les jeunes, s’énervent encore plus dès qu’ils repèrent une caméra». Le syndicaliste jugeait cette mesure insuffisante, en déclarant: «Nous, ce qu’on veut, c’est être armé, car on a affaire à des délinquants, il n’y a donc pas de raison que l’on ne puisse pas se défendre».

» Lire aussi: Bruno Le Roux déploie 2600 caméras-piétons chez les forces de l’ordre

Alors que Bruno Le Roux affirmait début février que le déclenchement serait obligatoire, Médiapart précise qu’il n’est pas automatique sur les modèles choisis. Il doit être déclenché par le fonctionnaire, ce qui peut donner lieu à des oublis. Néanmoins, le ministre de l’Intérieur affirmait début février que ce dispositif était «bien plus opérationnel qu’un récépissé, qui entraînerait une forme de lourdeur.»

» Lire aussi: Affaire Théo: le récépissé d’identité, la solution controversée qui ressurgit

Cette mise en place systématique des caméras-piétons dans les ZSP fait actuellement l’objet d’un décret en cours d’examen par le Conseil d’État.

Les pompiers de Paris changent de tenue

Pour leur cinquantième anniversaire, les soldats du feu parisiens troquent leur combinaison bleu marine contre une tenue orange flashy.

Après cinquante ans de bons et loyaux services, la traditionnelle combinaison bleu foncé des pompiers de Paris laisse sa place à une tenue plus confortable, plus ergonomique et rouge-orange. Une couleur qui ne passe pas inaperçue mais qui ne doit rien au hasard.

“Ce n’est pas du tout pour être uniforme avec nos camions. C’est d’abord parce que trois couches de ce textile permettent d’être mieux protégés contre le feu. C’est 4 ans d’études scientifiques poussées qui ont abouti à une tenue plus légère qui permet davantage de respirabilité et qui protège du rayonnement thermique”, explique sur BFM Paris le commandant Gabriel Plus, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris.

Les tests en laboratoire ont par ailleurs montré que ces couleurs diminuaient le rayonnement de la chaleur. D’une protection de 14 secondes pour la tenue sombre, la tenue rouge, fabriquée à partir de matériaux innovants et de kevlar, promet de passer à 20 secondes.

Chaque tenue coûte en moyenne 700 euros et les 8.500 soldats du feu parisiens devraient en être progressivement équipés à partir du mois de mai.

Des casques connectés

En plus de leur nouvelle tenue, les sapeurs-pompiers de Paris se verront aussi dotés d’un nouveau casque. Le modèle devrait être plus confortable, doté d’une grande visière pour plus de visibilité et une lampe y sera directement fixée.

Les pompiers seront également reliés par un système de télécommunications intégré au casque. En permettant au pompier de discuter avec son binôme ou son chef, ce nouveau casque rend ainsi la coordination plus efficace lors d’un incendie.

Ces changements coïncident avec l’anniversaire des Pompiers de Paris. Si la brigade existe depuis plus de 200 ans, elle célèbre cette année les 50 ans de son action jusque dans la petite couronne. Avant 1967, les sapeurs-pompiers de Paris n’intervenaient en effet qu’à Paris intramuros. Pour fêter cet anniversaire, une exposition organisée à la mairie de Paris retrace également l’histoire et les évolutions des soldats du feu parisien jusqu’au 29 avril prochain.