Vers une nouvelle hausse des violences sur les pompiers ?

Cette année, nombreux auront été les articles de presse relayant des violences envers des pompiers en intervention. Quelles soient physiques ou verbales, elles pèsent de plus en plus dans le moral des volontaires et des professionnels, qui assurent plus de 4,4 millions d’interventions chaque année. “Si la façon de remercier un pompier est de lui mettre un coup de couteau, je me pose alors la question de mon avenir dans cette grande famille” réagit à notre rédaction un pompier du sud de la France, victime d’une agression il y a quelques semaines.

Encore ce matin, Secours Info vous relatait une agression qui s’est produite dimanche dernier à Bordeaux, où un agent du SDIS de la Gironde (33), a été la cible d’un “violent coup de tête” donné par un homme qui n’était qu’autre que la victime à l’origine de l’appel. Un geste encore inexpliqué à cette heure. Même si de plus en plus d’agressions conduisent à des dépôts de plainte, par l’agent (et/ou le service), “sont-elles vraiment toutes rendues à la connaissance du grand public ?”, c’est l’interrogation d’un de nos lecteurs sur notre page Facebook.

Un sondage et un appel à témoins

La rédaction de Secours Info a décidé de réaliser un dossier sur ce “phénomène” qui aurait une fâcheuse tendance à la hausse. Avez-vous déjà été victime de violences physiques ou verbales ? Répondez à notre sondage et témoignez en nous envoyant un message sur notre page Facebook. L’anonymat est garanti.

Estimez-vous avoir été victime de violences physiques dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (64%, 230 Votes)
  • Non (36%, 131 Votes)

Nombre de votants : 361

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Estimez-vous avoir été victime de violences verbales dans l'exercice de vos fonctions ?

  • Oui (92%, 307 Votes)
  • Non (8%, 27 Votes)

Nombre de votants : 334

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Une fédération dans l’action

“Le phénomène prend de l’ampleur”, a réagi la fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) en réclamant plusieurs mesures pour mieux protéger les pompiers, comme la possibilité de porter plainte de manière anonyme, et des sanctions judiciaires aussi sévères que possible contre les agresseurs. Une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) précise, qu’un total de 2’280 pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression en intervention en 2016 (contre 1.939 en 2015), soit 5 pour 10.000 interventions (contre 4,4 en 2015). Ces agressions ont donné lieu à 1’613 journées d’arrêt de travail, soit une hausse de 36,1% par rapport à 2015. Afin d’avoir un sondage au plus proche de la réalité, merci de partager cet article.

Un homme frappe un pompier venu lui porter secours

Un pompier de la Gironde a été soigné par ses collègues, après avoir été violemment frappé par le quinquagénaire qu’il était venu secourir. Une plainte aurait été déposée. Les faits se sont produits dimanche, le jour du réveillon de Noël.

D’après nos confrères de Sud Ouest, l’homme qui était victime d’un malaise, a agressé le pompier en “lui assénant sans raison un violent coup de tête”.

Accident de Millas : les familles endeuillées reçues par le préfet

Deux des six familles endeuillées après le drame de Millas se sont constituées partie civile, ce mardi à Marseille. Par ce moyen, elles pourront avoir accès à l’intégralité du dossier et demander des investigations supplémentaires si elles le souhaitent.

À Saint-Féliu-d’Avall, un dispositif d’accueil pour les familles de l’ensemble des victimes a été mis en place dans la mairie du village.Ce mardi, Le préfet et le recteur d’académie ont accueilli les familles qui le souhaitaient pour évoquer la prise en charge financière des enfants blessés dans la collision ainsi que les conditions de leur rentrée scolaire.

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Hérault : les gendarmes traquent les voleurs d’huîtres

Les fêtes de fin d’année, sont une période capitale pour les ostréiculteurs. Des opérations coordonnées de contrôle et de surveillance du bassin de Thau, sont mises en oeuvre par les gendarmes de la brigade nautique de Marseillan, appuyés par les gendarmes de Mèze et ponctuellement par le détachement aérien de la gendarmerie de Montpellier.

Protection civile : vers une mutualisation des départements ?

Les fins d’années sont les moments préférés des grands représentants nationaux, pour faire passer un message. Ce mardi, Paul Francheterre, le président de la fédération nationale de Protection civile -FNPC- a fait part de ses voeux, aux quelques 32’000 bénévoles engagés sur le territoire national.

Dans sa lettre écrite depuis le siège de la Protection civile à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le président remémore l’année 2017 et les diverses manifestations auxquelles il a été convié, que ce soit à l’Élysée, au ministère de l’Intérieur ou encore à la direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises.

De nouvelles organisations territoriales

Depuis de nombreuses années, des administrateurs souhaitaient une mutualisation des moyens pour former en quelque sorte, “une protection civile de région, mais ça restait des bruits de couloir”, précise à notre rédaction un ancien responsable opérationnel. Pour la première fois, cette réorganisation est prise au sérieux, au point que le président de la FNPC, l’affiche dans ses voeux pour l’année à venir.

“Une nouvelle année, c’est l’occasion de formuler des vœux. La poursuite du développement de la Protection Civile et de son rayonnement en est un. Il nous est indispensable à l’heure de nouvelles organisations territoriales de nous y adapter en mutualisant nos compétences et nos moyens” précise Paul Francheterre.

Lettre envoyée ce mardi.

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Remontées mécaniques dans les stations d’hiver : le PGHM s’entraîne

“La saison de ski est bien lancée. Vous allez être nombreux à utiliser les remontées mécaniques des stations, et il arrive parfois que la machine ne fonctionne plus. C’est pourquoi, nous nous entrainons plusieurs fois au cours de l’hiver, afin d’organiser une évacuation des télésièges ou des télécabines, soit par voie aérienne quand la météo le permet, soit par voie terrestre dans des situations plus complexes” – précise le peloton de gendarmerie de haute montagne -PGHM- des Pyrénées-Orientales. Découvrez la vidéo publiée sur leur page Facebook, tournée sur un télésiège du Puigmal (66).

Vidéo de l’exercice

Paris : quand le père Noël s’invite à la brigade, ça donne ça !

Plus qu’un jour avant le réveillon de Noël. La brigade de sapeurs-pompiers de Paris, très active sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Twitter, Instagram ou encore Facebook, poste chaque jour depuis début décembre, des photos du père Noël, qui a décidé de rejoindre les rangs de la brigade. Messages humoristiques, préventifs et informatifs, accompagnent les photos de Fabien Picard, l’un des membres du bureau communication de la BSPP. Comme dirait un commentaire laissé sur l’une des publications, “là il y a du B.com!”.

Du 1er décembre à aujourd’hui

Une nouvelle recrue arrive à la brigade 🚒 le Sapère Noël 🎅 Suivez son entrainement tous les jours jusqu’au 24 décembre ! 🎄
Chaque chose à sa place !
La condition physique, ça se travaille…
La montée de planche se travaille aussi ! 💪
“NOOOOOOOON PAS COMME ÇA !” 😰
Mon secteur préféré à Paris ? La rue de « Rennes » 🦌
Les corvées c’est pas un cadeau 🎁
Cours théorique sur le sauvetage à victime
Pas de bras 💪 pas de chocolats 🍫
HO HO HO ça décale ! 🚒
Attention avis de tempête !
Ne rien lâcher ! 🎅
Combien de rennes sous le capot ? 🦌🚒
garder l’essentiel à porter de main
“Attention, n’appelez le 18/112 qu’en cas d’urgence !”
Le père noël est en avance cette année
“Le métier commence à rentrer”
C’est qui le patron?!😉
Accroche toi tu y es presque !
“Soulever ou périr”
Prêt pour la cheminée
Vers l’infini et au delà !
Derniers préparatifs avant le jour-J ! 👞🎄

Pyrénées-Orientales : une pétition lancée pour aider un pompier volontaire face à son employeur

Un pompier volontaire du centre de secours de Cerbère dans les Pyrénées-Orientales, est face à une situation pour le moins surprenante. Selon nos informations, Yannick Conegero a été appelé à intervenir le 6 novembre dernier peu après midi, pour un feu de forêt qui s’est déclaré sur sa commune. Seulement, une fois le feu terminé, celui-ci s’est rendu à son poste de travail, avec trois heures de retard. Un retard qui ne plait visiblement pas à son employeur, la direction Fret de la SNCF basée à Clichy.

Quelques jours seulement après avoir répondu à son Bip, ses supérieurs hiérarchiques de Cerbère, lui ont demandé d’expliquer son retard. Mais sa réponse n’a visiblement pas plu à sa hiérarchie qui aurait décidé “de l’envoyer à la direction Fret SNCF, pour lui infliger une sanction pouvant aller du blâme… jusqu’à la révocation” de son contrat.

Une pétition en ligne

Pour l’heure, une pétition a été lancée sur un site internet pour aider ce pompier. “Pompier en activité, ancien pompier ou sympathisant ; diffusez et faites signer cette pétition le plus largement possible pour que le sapeur-pompier, Yannick Conegero ne reçoive aucune sanction de la part de la direction SNCF, pour avoir effectué son devoir”, tel est le message d’appel à l’aide, envoyé par plusieurs de ses collègues de la SNCF. Pour consulter la pétition, cliquez ici.

Contacté par notre rédaction, le collectif SPV 66 qui défend les pompiers volontaires dans les Pyrénées-Orientales, indique : “nous sommes très étonnés de cette procédure de la part d’une société où l’État y est actionnaire. Nous notons que le code de sécurité intérieure, indique notamment dans ses articles -les activités ouvrant droit à autorisation d’absence du sapeur-pompier volontaire pendant son temps de travail sont : les missions opérationnelles concernant les secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes et leur évacuation, ainsi que la protection des personnes, des biens et de l’environnement, en cas de péril-“ précise le secrétaire générale, l’adjudant-chef Serge Vaills, avant de rappeler l’un des articles stipulant qu’“aucun licenciement, aucun déclassement professionnel, ni aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés à l’encontre d’un salarié en raison des absences résultant de l’application des dispositions de la présente section”.

“Nous invitons la direction de la SNCF au bon sens et que notre collègue, soit plutôt mis à l’honneur que sanctionné” – l’adjudant-chef Serge Vaills, secrétaire générale adjoint du collectif SPV 66.

Val d’Oise : Deux pompiers brulés en intervention

Dans la nuit de dimanche à lundi, les sapeurs-pompiers du Val d’Oise ont été alerté pour un feu dans un garage à Sannois.

A son arrivée, l’équipage du fourgon pompe tonne constate que le garage est totalement embrasé et qu’il y a un risque de propagation à un pavillon.

Le binôme d’attaque a donc rapidement établit une lance mais pendant l’extinction les deux pompiers ont été brûlé par des chutes de matériaux.

Ils ont été transporté à l’hôpital d’Argenteuil, un des soldats du feu est brûlé au cou, son collègue est brûlé au bras.

Bouches-du-Rhône : une campagne pour lutter contre les agressions envers les pompiers

Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône lancent une campagne publicitaire pour dénoncer les agressions commises à leur encontre. Elles ont tendance à augmenter ces dernières années, sur le plan national.

“On n’est pas là pour se faire agresser, on est là pour protéger et sauver les gens”, précise le commandant Sylvain Besson à nos confrères de France bleu Provence, résumant le message de cette campagne de communication des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.

40 plaintes en 2017

Depuis le début de l’année, pas moins 40 plaintes ont été déposées par les sapeurs-pompiers du SDIS 13. “Des plaintes pour insultes, injures, menaces au téléphone mais aussi des agressions sur le terrain” précisent nos confrères. Une peine de six mois de prison ferme a même été prononcée en 2017, ainsi qu’une peine de 18 mois de prison avec sursis.

“On se fait agresser chez M. et Mme Tout-le-monde” – commandant Sylvain Besson

Les pompiers tiennent à sensibiliser le grand public sur le fait que ces agressions se sont généralisées. «On a l’habitude de dire que les pompiers se font agresser dans des quartiers particuliers, note le commandant Sylvain Besson. Ça arrive et c’est un fait mais on se fait aussi agresser chez monsieur et madame Tout-le-monde. On est victime d’un délabrement sociétal».