Illustration - Anthony Montardy.

Nous vous en avons récemment parlé, sous l’interrogation « Le détecteur de fumée peut-il devenir l’ennemi des pompiers ?« . Depuis le 8 mars 2015, tous les logements doivent être équipés d’un détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF). Une obligation saluée par les sapeurs-pompiers de France, qui chaque année, interviennent pour plus de 300’000 incendies.

Près de quatre ans après, les détecteurs de fumée ont sauvé des vies. Les articles dans la presse en témoignent, c’est une certitude. Néanmoins, un aspect aussi important que son installation est oublié, c’est son entretien. À Toulouse, l’an dernier, les pompiers sont intervenus 540 fois pour rien.

« Il suffirait juste d’anticiper »

À chaque fois, il s’agissait de fausses alertes aux détecteurs de fumée, principalement dû à de la poussière qui s’est accumulée dans la chambre optique de l’appareil, ou tout simplement, à un manque de batterie.

« Tout le monde les a installés en même temps, ils s’usent tous simultanément. Il suffirait juste d’anticiper et de vérifier les piles régulièrement », précise à nos confrères de La Dépêche, le lieutenant-colonel Chauvet du SDIS 31.