Alors que la brigade de sapeurs-pompiers de Paris a perdu deux de ses hommes samedi matin, dans une violente explosion en plein coeur de la capitale, une question refait surface dans le civil. La profession de sapeur-pompier, est-elle risquée ?

L’an dernier, onze sapeurs-pompiers sont morts en service commandé. En ce début d’année, déjà trois soldats du feu nous ont quittés. Malgré les risques qu’ils encourent, ce métier n’est pas reconnu à risque. Une situation dénoncée depuis de nombreuses années par les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels.

Reconnu sans vraiment l’être ?

En 2004, le gouvernement a reconnu le « caractère dangereux » de la profession, mais sans vouloir admettre les risques encourus et les conséquences que cela implique.

À l’inverse, plusieurs sociétés, comme les banques ou encore les assurances, reconnaissent ce métier comme étant risqué. Ils n’hésitent pas à appliquer des sur-cotisations, notamment pour les prêts et les mutuelles.

Les agressions en hausse de 23% en 2018

De très nombreux rapports et études révèlent que ces hommes et femmes sont exposés à des risques accrus de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, de cancers, d’agressions, d’exposition à des produits chimiques, biologiques…

Si tout le monde sait que les fumées sont dangereuses et toxiques, on ne sait pas forcément à quel point les agressions et violences faites aux sapeurs-pompiers ont augmentées. +23% en 2018… des jets d’acide, des attaques au couteau, des coups, insultes et caillassages à n’en plus finir, la nuit de la saint sylvestre résume à elle seule les conditions de travail !

« Ce chiffre de 23% est certainement encore très minimisé, car toutes les agressions ne font pas l’objet de plaintes. Sans oublié bien sûr le triste événement du marché de noël de Strasbourg, où les sapeurs-pompiers étaient également présents en première ligne, avec la police et les militaires (qui eux sont reconnus à risque) » – deux sapeurs-pompiers professionnels.

Une pétition en ligne

« Face à ce ras-le-bol et l’indifférence de nos dirigeants, nous avons créé une pétition pour demander la reconnaissance du métier à risque et insalubre » témoignent deux sapeurs-pompiers professionnels de Strasbourg.

Pour signer la pétition, cliquer ici.