Les militaires de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) utilisent depuis peu, une lance haute-pression (LHP) de six kilos, pouvant aller jusqu’à 300 bars. La BSPP, qui est reconnue dans le monde entier, amorce sérieusement l’évolution des méthodes d’intervention. L’objectif de cette lance : éviter l’explosion des fumées dans les incendies en milieu clos (pièce fermée).

Le véhicule lance haute-pression (VLHP) a été mis en service depuis peu. L’évolution des constructions, notamment les nouveaux matériaux plus isolants, poussent les sapeurs-pompiers à faire évoluer les méthodes d’intervention, pour faire face aux phénomènes thermiques avec plus de sécurité.

Agir en sécurité

Pour la déployer, il suffit de tirer les 80 mètres de tuyaux semi-rigides roulés sur un dévidoir tournant et d’actionner le tableau de commande. Les pompiers de Paris précisent toutefois, que c’est le sous-officier qui est chargé des commandes, pour que le porte-lance est la bonne pression.

Le porte-lance doit plaquer la LHP contre la porte en bois. « Derrière cette dernière, le feu couve dans une atmosphère confinée. À la moindre ouverture de la porte ou la rupture d’une vitre, les fumées et les gaz chauds accumulés risquent d’exploser » expliquent les militaires dans leur magazine Allo Dix Huit. Grâce à sa capacité de perforation, le porte-lance peux agir via « un très petit orifice » en toute sécurité.

Plusieurs mois d’expérimentation

L’inertage de la pièce, par un jet brumisant, permet de refroidir les fumées, d’éviter une « modification de l’équilibre aéraulique des fumées » et surtout, une pénétration rapide pour éteindre le foyer. Ce nouvel outil de taille a été mis en place, après plusieurs mois d’expérimentation et une analyse fine des retours d’expérience.