Aisne : l’inattendu coup de gueule d’un pompier à la sous-préfète

Alors que la sous-préfète de l’Aisne, rendait visite aux pompiers de la caserne de Saint-Quentin -pour les remercier de leur courage en cette période de fêtes-, un pompier syndiqué l’a interpellé afin de faire une demande, laissée lettre morte jusqu’à maintenant. « Madame la sous-préfète, je me permets de vous demander… », a commencé le soldat du feu. « À Saint-Quentin, nous sommes les laissés pour compte », a poursuivi le sapeur selon nos confrères du Courrier Picard, devant ses collègues de garde, deux chefs et le maire de la ville.

Quoi de mieux d’interpeller la cheffe de l’arrondissement qui évidemment ne s’attendait pas à être prise à partie de la sorte… au nez et à la barbe du chef du centre de secours qui découvrait là lui aussi une situation que l’on pourrait qualifier d’embarrassante pour l’autorité du chef.

« Je ne savais pas que ça patinait mais ça ne patinera plus » – Magalie Daverton, sous-préfète.

De même source, cette réaction inattendue est la suite d’une intervention qui remonte à janvier 2017, où d’importants moyens de secours avaient été déployés pour un incendie qui s’est déclaré dans l’une tour. Plusieurs personnes prisonnières des flammes et des fumées ont été sorties par l’un des pompiers. Une demande de reconnaissance -par l’intermédiaire d’une médaille- pour cet acte de bravoure est donc remontée jusqu’aux autorités compétentes (la direction du Service départemental d’incendie et de secours ainsi que la préfecture). Mais elle n’est jamais redescendue, précise le Courrier Picard.

« Je ne savais pas que ça patinait mais ça ne patinera plus » a-t-elle assuré au pompier. « Ce n’est pas le premier sauvetage, surenchérit le syndiqué, en terrain conquis. Il n’y a pas de différence entre les chaussures basses et les Rangers. Les hommes de terrain, c’est nous ». Autrement dit, les médailles, ce n’est pas que pour les gradés, en col blanc. Un besoin d’être valorisé auquel la sous-préfète n’était pas préparée mais auquel elle répondra favorablement. Et c’est elle qui décorera le valeureux pompier. Cette fois, sous les applaudissements.

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Yvelines : le ministre de l’Intérieur est allé à la rencontre des gendarmes

Dans les Yvelines, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb est allé à la rencontre des forces de la gendarmerie, mobilisées pour les fêtes de fin d’année, chargées de la sécurisation des infrastructures de transports publics et des contrôles routiers.

« Sur le terrain, aux côtés de nos forces de @Gendarmerie dans les Yvelines : comme partout dans notre pays, la mobilisation est totale pour que la #SaintSylvestre reste un moment populaire et festif » a-t-il twitté.

Record d’interventions dans l’Hérault : les pompiers franchissent un cap

« Si la nuit a été calme, hier les sapeurs-pompiers ont été fortement sollicités et viennent de franchir la barre historique des 80’000 interventions sur l’année », précise à Secours Info, Jérôme Bannafoux, lieutenant-colonel au SDIS 34.

Avec plus d’un million d’habitants, le SDIS de l’Hérault était classé 15ème de France, quand les anciennes catégories étaient encore d’actualité. Ce record, c’est près de 20’000 interventions de plus qu’en 2010 et près de 4’000 en plus par rapport à l’année précédente (2016). Une hausse importante.

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Sécurité routière : l’appel à la vigilance de Jehanne Collard

« Les fêtes de fin d’année risquent d’aggraver le bilan humain désastreux de la sécurité routière. Les campagnes de prévention semblent impuissantes à enrayer la hausse du nombre de victimes », précise Maître Jehanne Collard, avocate spécialisée dans la défense des victimes de la route.

« Les Français, sans doute obsédés par la menace terrorisme, n’ont plus conscience des dangers quotidiens. Un homme de 68 ans prend le volant sous alcool et cannabis. Il tue deux innocents dont une enfant sans provoquer la moindre émotion. Dans le même temps des dizaines de milliers de personnes se mobilisent pour défendre un chauffeur de bus scolaire impliqué sans connaitre les détails de l’enquête sur la mort des six enfants de Millas. Il est temps que les pouvoirs publics mettent un terme à cette inquiétante dérive. Il est temps de remobiliser l’opinion contre les comportements criminels sur la route. J’attends beaucoup des décisions qui doivent être annoncées en janvier » a-t-elle précisé à Secours Info.

Pyrénées-Orientales : des personnes ensevelies sous une avalanche

D’après nos informations, une avalanche s’est produite ce samedi à Porta (Pyrénées-Orientales), au Pic Pédros. Le peloton de gendarmerie de haute montagne d’Osséjà indique que plusieurs personnes ont été prises dans cette avalanche qui s’étend sur 300 mètres de long et sur 100 mètres de large.

Les témoins, vraisemblablement très choqués étaient dans l’impossibilité de dire si d’autres personnes avaient été ensevelies. « Dans cette grosse zone de dépôt de neige, nous sommes entrain de vérifier que plus personne ne s’y trouve » a expliqué à  nos confrères de L’indépendant, le capitaine Espinasse, commandant le PGHM et coordinateur des secours. « Nous sommes montés en puissance pour jeter nos forces avant la nuit. Dans le groupe, il ne manque personne à l’appel, nous sommes dans le cadre d’une vérification ».

Orne : la Protection civile transportera les fêtards de la Saint-Sylvestre

Pour le réveillon, il y aura ceux qui feront la fête et ceux qui seront dévoués. Depuis 2004, cette opération de sécurité routière est menée à chaque Saint-Sylvestre, la Protection civile d’Argentan, dans l’Orne, emmènera et ramènera gratuitement les fêtards de leur lieu de réveillon.

Pour la treizième année consécutive, les « Saint-Bernards » de la Protection Civile vont veiller sur la sécurité des fêtards, durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Une très bonne initiative alors que neuf personnes sur dix consommeront de l’alcool.

Un minibus gratuit

À l’aide de minibus, les bénévoles de la Protection civile emmènent gratuitement les fêtards de tous âges sur leur lieu de fête pour le réveillon du 31 dès 20h et ils les ramèneront jusqu’à 8h le 1er janvier, dans un rayon de 30 kilomètres. L’an dernier, 680 personnes avaient profité de cette opération, qui mobilise 35 bénévoles.

Bretagne : un pompier blessé à l’œil par un violent coup de pied

Dans la nuit du 27 au 28 décembre, un sapeur-pompier âgé de 28 ans, affecté au centre de secours de Vannes a reçu un violent coup de pied à l’œil, alors qu’il prenait en charge une femme dont l’état psychologique était fragile. Les faits se sont déroulés dans une résidence, à la suite d’une dispute dans un couple.

Le sapeur-pompier, blessé à l’œil, a été pris en charge par un médecin qui lui a délivré trois jours d’incapacité totale de travail (ITT), d’après les informations de nos confrères de Ouest France. Une plainte devrait être déposée par le service départemental d’incendie et de secours du Morbihan -SDIS 56-. De même source, c’est lorsque les deux pompiers transportaient la femme jusqu’au véhicule de secours, que celle-ci a asséné un violent coup de pied dans l’œil du sapeur-pompier âgé de 28 ans et a craché sur l’autre secouriste.

La barbe chez les pompiers : un risque certain et une loi très claire

Dommage pour le « look », mais heureusement pour des raisons de sécurité. Un pompier barbu s’expose à des risques et c’est ce qui pousse de plus en plus de SDIS à hausser le ton contre cette mode. Ces derniers temps, une note de service a même été diffusée dans des casernes de pompiers, en Belgique. Elle rappelle les spécifications des constructeurs de masques qui… insiste sur le fait que les grosses barbes peuvent entraver l’étanchéité des masques et donc leur efficacité.

Via une note diffusée début novembre dans toutes les casernes de l’Oise, les pompiers ont reçu l’interdiction de développer leur pilosité faciale. Cette dernière entraverait le bon usage de masques respiratoires. Une décision que ne comprenait pas Yannick Ruaux, président du syndicat autonome 60, « notre fournisseur de masques nous autorise à porter la barbe. Même en cas de fuite, on risque une surconsommation d’oxygène, mais en rien un danger immédiat », a-t-il précisé à nos confrères du Courrier Picard.

Plusieurs réactions pointaient du doigt cette mesure, notamment sur les réseaux sociaux. Pourtant, même la loi, dans un arrêté du 8 avril 2015 stipule, « le rasage est impératif pour la prise de service ; dans le cas particulier du port de la barbe ou de la moustache, celles-ci doivent être bien taillées et permettre une efficacité optimale du port des masques de protection ». Si la sécurité commence par l’information, elle n’a pas de prix.

Un pompier américain finit par adopter la petite fille qu’il a sauvée

Marc Hadden, ce pompier américain avait sauvé des dizaines de vies à Myrtle Beach, une ville balnéaire située sur la côte atlantique de la Caroline du Sud, mais le 14 novembre 2011, il s’est retrouvé à faire accoucher pour la première fois, une femme qui avait appelé le 911, pour se plaindre de douleurs abdominales.

« Elle a lutté dès la minute où elle a été mise entre mes mains », se souvient Marc, âgé de 48 ans, qui, quelques secondes après sa naissance, a administré de l’oxygène d’urgence pour l’aider à récupérer une respiration normale. « C’était incroyable de l’entendre pleurer ». À l’époque, Marc n’avait jamais imaginé que 48 heures plus tard, il ramènerait la petite fille – qu’ils ont nommé Rebecca Grace – à la maison.

Marc et sa femme, qui avaient déjà deux jeunes garçons avaient toujours voulu un troisième enfant, mais à cause des complications sur les deux premières grossesses, ils ont été obligés de prendre une route longue et coûteuse, l’adoption.

Alors, quelques heures plus tard, à l’hôpital, quand la mère biologique a clairement fait savoir qu’elle ne pouvait pas prendre soin de sa fille, Marc a été le premier à lever la main. Sa femme se souvient d’avoir reçu un appel téléphonique de Marc, ce jour-là, où il lui a dit « j’ai accouché d’un bébé ». En plaisantant elle a répondu, « pouvons-nous la garder ? ». Eh bien, il a répondu: « je pense qu’elle pourrait être en train de m’adopter ». Une belle histoire.

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Var : une nouvelle tenue pour les pompiers du SDIS 83

Les sapeurs-pompiers du SDIS du Var optent désormais pour une nouvelle tenue de feu. De couleur rouge pétard, moins lourde que la précédente, plus résistante avec de meilleures protections thermiques et mécaniques, l’ergonomie de cette nouvelle tenue a été pensée en prenant en comptes des retours d’expériences (RETEX).

« La principale évolution réside dans la qualité et la performance du complexage qui confère, par rapport au précédent modèle, une meilleure protection face aux phénomènes thermiques, une plus grande respirabilité et ce, pour un poids légèrement inférieur (1,7kg pour une veste 96 L) », précise le capitaine Laurent Roques, chef du service soutien matériel.

Le bleu abandonné au profit du rouge

Mais ce n’est pas la seule nouveauté. Sur le plan fonctionnel, une amélioration a été portée sur l’ergonomie pour le confort du sapeur-pompier avec l’association « polo technique et veste », au travers de la coupe, de divers accessoires ou ajouts sur la veste et le pantalon.

En ce qui concerne le choix de la couleur. « Il n’existe pas de norme ou de référentiel imposant une couleur particulière » précisent les pompiers, faisant le constat de retours opérationnels qui militent pour l’abandon du bleu au profit du rouge : diminution du transfert de la chaleur et surtout une meilleure visibilité sur toutes les natures d’interventions.

610€ par agent

Sur son site internet, le SDIS du Var indique avoir déboursé 336’000€ pour 550 sapeurs-pompiers, ce qui représente 610€ par agent. Un coût relativement maîtrisé, mais qui n’est pour le coup pas discutable quand on parle de sécurité.

«Tous les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires du SDIS du Var seront dotés de cet équipement d’ici quelques années» indique le capitaine Roques. Pour l’instant, seuls les personnels de la caserne de Brignoles en bénéficient. Dans les prochaines semaines, les sapeurs-pompiers de Toulon Centre et de Fréjus recevront ces équipements. En 2018, les centres de Toulon Ouest, Saint Maximin, Gonfaron, Cogolin et La Garde Freinet seront équipés.

La tenue détaillée

Cette tenue a été réalisée par la société Vidal Protection du groupe SIOEN -spécialisé dans les vêtements de protection pour les professionnels-.

Consulter la fiche technique du SDIS du Var.