Haute-Savoie : un pompier professionnel décède lors d’une manoeuvre

D’après nos informations, confirmées par les pompiers du SDIS de la Haute-Savoie, un pompier professionnel âgé de 45 ans a perdu la vie au cours d’une manoeuvre, ce lundi peu après 16 heures.

C’est bien une triste nouvelle qui vient endeuiller la grande famille des pompiers. Alors qu’il effectuait une manoeuvre au sein de l’école départementale des pompiers du SDIS 74 à Epagny, il a été découvert inanimé, au pied d’un camion échelle.

Malgré les soins et les techniques de réanimation prodigués par ses camarades et une équipe médicale, le pompier est décédé.

À 23 heures, les raisons du drame restaient inexpliquées. Est-il tombé du haut de l’échelle ? A-t-il était victime d’un malaise cardiaque ? Pour le moment, aucune réponse officielle nous a été communiquée.

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Sécurité civile : six nouveaux avions pour lutter contre les feux de forêt

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a annoncé ce lundi matin, l’achat de six Bombardier Q400 supplémentaires dans leur version lutte incendies. Il avait annoncé cette intention l’été dernier, lors d’un déplacement en Corse.

Le gouvernement français vient de passer une commande auprès de Bombardier, pour six turbopropulseurs Q400 en version lutte incendie supplémentaires. Depuis 2005, la Sécurité civile en exploite déjà deux. Capable d’emporter 10 tonnes de produits retardant, les Bombardier Q400 MR servent aussi au transport de personnes (64 passagers) et de fret (9 tonnes).

1’800 km à une vitesse de 600 km/h

D’après un rapport d’information du Sénat, l’appareil est “capable de couvrir 1’800 km à une vitesse de 600 km/h, le Bombardier Q400 dispose d’une autonomie de trois heures de carburant. Ce qui lui donne la possibilité d’intervenir “dans 90 % des secteurs à risques méditérranéens”. L’appareil peut aussi couvrir “l’ensemble de la zone Sud-Ouest” puisqu’il peut relier Bordeaux en une heure (au lieu de deux heures pour le Canadair).

Reste la question de son utilisation en relief tourmenté. Si un relief “plus accidenté n’est pas le domaine normal d’évolution du Dash”, reconnaît le rapport du Sénat; l’appareil avec ses trois heures de carburant “peut intervenir dans le relief avec une limitation avant largage de 2,4 g en comptant trois interventions de 50 min chacune avant ravitaillement. A la première intervention, il pourra emporter 6 tonnes de retardant (soit environ 1 tonne de plus que le Fokker pour les mêmes conditions d’interventions en relief). A la seconde intervention, il pourra emporter 7 tonnes de retardant et 8 tonnes à la troisième”.

6 tonnes d’eau en 12 secondes

Si les Canadair CL 415 bombardiers d’eau restent des outils très performants avec “la capacité de recueillir 6 tonnes d’eau en 12 secondes, en effleurant un plan d’eau sur 1 500 mètres”, le coût de leur maintenance est très élevé. Ce qui explique les autres propos du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, en Haute-Corse. “La flotte est aujourd’hui suffisante en France” mais doit “faire l’objet d’un entretien quand elle revient à terre”, a-t-il aussi précisé. Les Canadair CL 415 représentent à eux seuls plus de 60 % des coûts de maintenance de la flotte totale.

Pyrénées-Orientales : le pompier menacé par son employeur ne sera pas sanctionné

C’est une bonne nouvelle que nous avons appris vendredi dernier. En effet, Yannick Conegero, sous-officier de sapeurs-pompiers volontaires à Cerbère (Pyrénées-Orientales), ne sera pas sanctionné par sa hiérarchie. Il lui était reproché d’être arrivé en retard à son poste de travail, le 6 novembre dernier. Un retard qui n’a pas eu de mal à justifier, puisqu’il a été appelé à intervenir sur un feu de broussailles. Mais cette excuse n’aurait visiblement pas suffit à la direction locale FRET de la SNCF, qui l’a menacé de sanctions.

Après notre article et la reprise de notre information par nos confrères, Yannick Conegero a été entendu par sa direction basée à Clichy. “J’ai été entendu par ma direction, aucune sanction, ni blâme n’est retenue contre moi. On m’a fait monter, seulement pour m’expliquer la convention entre les sapeurs-pompiers et la SNCF” a-t-il précisé au collectif qui défend les intérêts des sapeurs-pompiers volontaires dans les Pyrénées-Orientales (66). La mobilisation a été totale, puisque l’union départementale des sapeurs-pompiers des Pyrénées-Orientales (UDSP 66), la fédération nationale (FNSPF) et le SDIS 66 se sont mobilisés, une fois informés du problème. Il aurait eu rapidement “l’assurance de la direction générale de la SNCF, qu’il ne serait pas sanctionné pour ce retard”, précise Jean Garcia, président de l’UDSP 66.

Une résolution pour 2018

“Dorénavant, si cela devrait se reproduire, ma hiérarchie (pompier) devra faire le nécessaire pour me rapatrier sur mon lieu de travail, car cela peut avoir des conséquences économiques” ajoute Yannick Conegero, tout en estimant “qu’a contre sens, un feu peut aussi avoir des conséquences économiques, mais aussi et surtout humaine”.

Après beaucoup de stress, pour lui et son entourage en période de fêtes de fin d’année, il avoue compter intervenir moins souvent à des moments proches de ses horaires, afin que cette situation ne se reproduise plus. Dans un message, écrit pour la fin de la pétition signée par plus de 18’000 personnes, il remercie “tous les sapeurs-pompiers, les sympathisants, les agents SNCF, le collectif SPV 66, ainsi que les rédactions de Secours Info et de France bleu Roussillon.

Le pompier de Paris blessé sur le feu de Choisy-le-Roi est décédé

Le sergent Jonathan Lassus-David qui a été grièvement blessé alors qu’il intervenait sur un important incendie à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), mercredi dernier, est décédé des suites de ses blessures, d’après nos informations. Le pompier décédé appartenait à la première équipe d’intervention, du centre de secours de Choisy, de la 22e compagnie d’incendie et de secours et du 2e groupement d’incendie et de secours de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).

Dans un communiqué, la BSPP indique : “Il est mort au feu alors qu’il accomplissait sa mission exigeante de soldat du feu. Son action a contribué à l’évacuation d’habitants qui auraient pu être victimes de ce sinistre. Une fois encore, la BSPP a payé un lourd tribut dans sa mission quotidienne de protection de la population”. Selon nos informations, le sergent Jonathan Lassus-David, pacsé et père de famille, était originaire d’Oloron-Sainte-Marie, une commune des Pyrénées-Atlantiques. En juin 2011, il avait été médaillé pour acte de courage et de dévouement, pour avoir participé le 14 août 2010, au secours périlleux d’un homme de 32 ans enseveli au fond d’un puits, sur la commune de Castel-Sarrazin, dans les Landes.

Une série noire

Il s’agit du quatrième sapeur-pompier mort en service commandé depuis le début 2018. En effet, le 5 janvier dernier, à l’âge de 64 ans, le caporal-chef Robert Sandraz, sapeur-pompier du corps départemental de Savoie, a été emporté par les eaux, lors d’une opération de secours et de mise en sécurité. Le 7 janvier, le caporal Jonathan Cottrez, âgé de 32 ans, et le 1ère classe Arnaud Dauchy, âgé de 20 ans, tous deux sapeurs-pompiers du corps départemental du Pas de Calais, sont décédés, alors qu’ils intervenaient sur un important incendie d’habitation où se trouvaient quatre personnes.