Tarn : tenue de feu orange et casque jaune pour les pompiers

PROTECTION. Après les centres d’incendie et de secours d’Albi et de Carmaux, les sapeurs-pompiers de la caserne de Castres ont reçu à leur tour leurs nouvelles tenues de feu.

Un groupe de travail s’est réuni pendant plus d’un an pour concevoir une nouvelle tenue opérationnelle de lutte contre le feu, des vestes et des sur-pantalons de couleur orange plus légers, plus visibles et plus ergonomiques.

Ces tenues ont étés conçues afin de rendre les soldats du feu plus à l’aise dans leurs mouvements en intervention.

Finis les casques chromés : le Sdis du Tarn opte pour des casques F1 XF jaunes. Des casques peints qui sont moins thermo-déformables et donc plus stables à la chaleur. Avec un plus : ils ne sont pas conducteur électrique.

Tous les sapeurs-pompiers du département disposeront de ces nouveaux équipements d’ici 2023.

Hérault : un opérateur du CODIS 34 guide un témoin et sauve une vie

PREMIERS SECOURS. C’est une véritable course contre la montre et contre la mort également qui s’est déroulée ce jeudi après-midi dans l’Hérault, où un motard, grièvement blessé sur la RD 613, entre Montagnac et le pont de l’Hérault, sur la route de Pézenas, lors d’une collision avec une voiture a sans doute eu la vie sauve, grâce au professionnalisme d’un sapeur-pompiers du Sdis 34, une opératrice en poste à la plate-forme d’appels du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis 34), à Vailhauquès.

Quand un témoin a appelé le 18 pour signaler avec son téléphone portable, qu’un motard était très grièvement blessé, sans connaissance et qu’il perdait beaucoup de sang à cause d’une section de l’artère fémorale au niveau du fémur, l’opératrice a certes, immédiatement déclenché les secours, à savoir les casernes de pompiers les plus proches pour dépêcher une ambulance et un médecin, mais, comprenant que le motard risquait de se vider de son sang en raison de cette terrible plaie, elle a guidé en direct le témoin pour lui expliquer les gestes de premiers secours à accomplir.

La pose d’un garrot

Faisant preuve d’un sang-froid exemplaire, l’opératrice du Codis 34 a dicté à cet automobiliste la façon de poser un garrot en urgence sur la victime : avec quoi le poser, comment le poser et à quel endroit précis pour stopper l’importante hémorragie. Le témoin a alors scrupuleusement suivi les étapes données par le pompier au bout du fil.

À l’arrivée des pompiers et d’un médecin, le garrot était en place sur la jambe du motard touchée, ce qui lui a sauvé la vie. Le blessé a été pris en charge par le Dragon 34, l’hélicoptère de la Sécurité civile de l’Hérault et admis au département anesthésie réanimation (DAR) au CHU de Montpellier.

Le motard, très grièvement blessé à cette jambe aura peut-être eu la vie sauve grâce à cette chaîne de secours spontanément mise en place.

Appels d’urgence : le 112, futur numéro unique ?

FRANCE INFO. À l’occasion de l’élection présidentielle, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) fait 32 propositions “d’actions concrètes” à tous les candidats. Elle réclame des embauches supplémentaires de volontaires pour atteindre le seuil de 200 000 d’ici cinq ans, environ 7 000 de plus qu’en 2015. Elle dénonce également la baisse des investissements de l’État de 26% en 5 ans. Les sapeurs-pompiers réclament par ailleurs un moratoire sur la fermeture des casernes.

Parmi les propositions, il y a l’idée de fusionner tous les numéros d’urgence existants en un seul numéro. “Nous voulons faire du 112 ‘LE’ numéro des urgences et pas un numéro parmi d’autres, a expliqué mercredi 1er mars sur franceinfo Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). “On a une constellation de numéros d’urgence en France, c’est illisible”. Pour lui, il faut “faire en sorte que le 112 soit le numéro d’urgence de tous les services publics d’urgence avec une plateforme téléphonique pour mieux coordonner les services et les interventions”.

franceinfo : Quel est l’état d’esprit de votre corporation aujourd’hui ?

Patrick Hertgen : On est une corporation déterminée et je pense qu’il faut le faire pour les Français. Car, depuis cinq ans, on a moins de sapeurs-pompiers en France, on a moins de casernes, moins de points de distribution des secours.

Nous avons un problème de ressources et de perception des dangers. On ne demande pas plus d’argent. Ce n’est pas la question. Nos sapeurs-pompiers sont à 80% volontaires. Nous sommes un peu moins de 250 000 en France. On est passés en dessous de la barre des 7 000 casernes.

Faut-il inverser la proportion entre pompiers volontaires et pompiers professionnels ?

Non, au contraire, il faut essayer de respecter cet équilibre : 20% de professionnels et 80% de volontaires. C’est un modèle où vous avez d’une part des citoyens engagés qui, outre leurs métiers, s’engagent, apprennent cette activité et porte secours. On ne peut pas faire uniquement un système qu’avec des pompiers professionnels.

Avec les attentats notamment, vos missions se sont multipliées ? Comment le vivez-vous ?

Il y a aussi les secours du quotidien. Il y a environ 4,5 millions d’interventions tous les ans et 3,5 millions de personnes secourues. Il y a les évènements exceptionnels : les risques climatiques, les attentats. Et dans ce cas-là, on se rend compte qu’il vaut mieux que ça fonctionne bien. Il ne s’agit pas seulement d’être plus nombreux, il faut aussi être cohérents. Nous avons interpellé les candidats sur le numéro d’appel d’urgence, le 112. Nous voulons faire du 112 ‘LE’ numéro des urgences et pas un numéro parmi d’autres. On a une constellation de numéros d’urgence en France, c’est illisible. Il faut faire en sorte que le 112 soit le numéro d’urgence de tous les services publics d’urgence avec une plateforme téléphonique commune pour mieux coordonner les services et les interventions.

Une intersyndicale de sapeurs-pompiers appelle à manifester

Stopper les baisses de moyens et d’effectifs, améliorer les perspectives de carrière des agents des Sdis, garantir les moyens du secours à personnes… Telles sont les revendications principales d’une intersyndicale de sapeurs-pompiers qui appelle à manifester le 14 mars.

Sept organisations syndicales de sapeurs-pompiers (CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP-PATS, CFTC-SPASDIS, SUD, UNSA-SDIS) appellent à une manifestation nationale de la profession le 14 mars. Seul le SNSPP-PATS-FO, qui affirme néanmoins partager la majorité des revendications, préfère rejoindre la manifestation inter fonctions publiques du 7 mars (voir encadré ci-dessous).

Dans un communiqué commun, les syndicats affirment avoir « construit, depuis le 12 décembre 2016, un front uni dans le seul intérêt des agents, SPP comme PATS ». Ils précisent avoir travaillé, au cours de plusieurs réunions, sur «  la nécessaire et indispensable remise en cause des politiques départementales ».

Les pompiers de Paris changent de tenue

Pour leur cinquantième anniversaire, les soldats du feu parisiens troquent leur combinaison bleu marine contre une tenue orange flashy.

Après cinquante ans de bons et loyaux services, la traditionnelle combinaison bleu foncé des pompiers de Paris laisse sa place à une tenue plus confortable, plus ergonomique et rouge-orange. Une couleur qui ne passe pas inaperçue mais qui ne doit rien au hasard.

“Ce n’est pas du tout pour être uniforme avec nos camions. C’est d’abord parce que trois couches de ce textile permettent d’être mieux protégés contre le feu. C’est 4 ans d’études scientifiques poussées qui ont abouti à une tenue plus légère qui permet davantage de respirabilité et qui protège du rayonnement thermique”, explique sur BFM Paris le commandant Gabriel Plus, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris.

Les tests en laboratoire ont par ailleurs montré que ces couleurs diminuaient le rayonnement de la chaleur. D’une protection de 14 secondes pour la tenue sombre, la tenue rouge, fabriquée à partir de matériaux innovants et de kevlar, promet de passer à 20 secondes.

Chaque tenue coûte en moyenne 700 euros et les 8.500 soldats du feu parisiens devraient en être progressivement équipés à partir du mois de mai.

Des casques connectés

En plus de leur nouvelle tenue, les sapeurs-pompiers de Paris se verront aussi dotés d’un nouveau casque. Le modèle devrait être plus confortable, doté d’une grande visière pour plus de visibilité et une lampe y sera directement fixée.

Les pompiers seront également reliés par un système de télécommunications intégré au casque. En permettant au pompier de discuter avec son binôme ou son chef, ce nouveau casque rend ainsi la coordination plus efficace lors d’un incendie.

Ces changements coïncident avec l’anniversaire des Pompiers de Paris. Si la brigade existe depuis plus de 200 ans, elle célèbre cette année les 50 ans de son action jusque dans la petite couronne. Avant 1967, les sapeurs-pompiers de Paris n’intervenaient en effet qu’à Paris intramuros. Pour fêter cet anniversaire, une exposition organisée à la mairie de Paris retrace également l’histoire et les évolutions des soldats du feu parisien jusqu’au 29 avril prochain.