Marseille : un père et ses deux enfants emportés par une vague

La petite fille de 4 ans emportée par une vague à Marseille est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital. Sa soeur de huit ans est toujours portée disparue. Les recherches ont repris dimanche matin.

La fillette de 4 ans qui avait été emportée par une vague avec sa soeur de huit ans et son père, samedi en début de soirée à Marseille au sud de la Pointe Rouge, est décédée au cours de la nuit. Elle avait été retrouvée puis évacuée vers un hôpital marseillais en arrêt cardio-ventilatoire.

Sa soeur de 8 ans n’a toujours pas été retrouvée. Les recherches, stoppées samedi soir vers 21h30, ont repris ce dimanche matin selon La Provence, avec l’appui d’un hélicoptère de la gendarmerie nationale. Le père avait quant à lui été rapidement sorti de l’eau par des pêcheurs avant d’être transporté à l’hôpital.

Samedi vers 18 heures, un témoin alerte les pompiers que «trois personnes, un homme 38 ans et deux fillettes de 4 et 8 ans ont été emportées par une vague au sud de la Pointe Rouge», selon un communiqué de la préfecture maritime de Toulon, évoquant samedi soir une eau à 12°C et une houle de 2,5m. «Immédiatement, plusieurs moyens sont engagés pour procéder aux recherches : la Vedette SNSM «La Bonne Mère de Marseille», 1 semi-rigide du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, l’hélicoptère Dragon 131 de la sécurité civile». Les recherches se sont concentrées dans le quartier de la Madrague de Montredon, situé entre le centre de Marseille et les calanques.

Par ailleurs, le corps d’un jeune homme de 24 ans, tombé à l’eau durant la nuit depuis la Corniche, dans les quartiers sud de Marseille, a été retrouvé dimanche matin. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un suicide lié à une déception amoureuses.

Onze départements, dont les Bouches-du-Rhône, avaient été placés samedi matin en alerte orange pour des vents violents, une vigilance levée dans la journée après l’amélioration des conditions météorologiques.

Début février déjà, un homme de 33 ans avait été emporté par une vague et était mort noyé alors qu’il pêchait sur la côte à Marseille.

Hérault : un gendarme soupçonné d’escroquerie

D’après une informations révélée en exclusivité par nos confrères du Métropolitain, un adjudant de gendarmerie en poste dans une brigade rattachée à la compagnie de Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, soupçonné d’escroquerie, de faux et usage de faux a été suspendu de ses fonctions.

Sur la foi des éléments d’une enquête confiée aux gendarmes de la section de recherches de Montpellier, menée sous la direction d’un juge d’instruction du tribunal de grande instance de cette ville, après l’ouverture récente d’une information judiciaire par le procureur de la République, Christophe Barret, ce militaire, fortement endetté aurait commis des faux pour ouvrir des crédits dans des banques, en utilisant le nom de personnes placées en garde à vue à la brigade où il exerce et dont les documents, notamment les pièces d’identité avaient été saisis et conservés dans le cadre des procédures en cours.

Cet adjudant de gendarmerie mettrait en cause un autre gendarme et un gendarme adjoint volontaire, en poste dans la même unité comme ayant été ses complices. Ces deux « collègues » nieraient farouchement ces accusations. Les investigations se poursuivent activement pour faire la lumière sur cette affaire, embarrassante pour la gendarmerie.

Tir mortel au flash-ball : un policier marseillais condamné

Un policier de 39 ans qui avait mortellement blessé le résident d’un foyer, situé dans les quartiers Nord de Marseille, le 12 décembre 2010, a été condamné par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis.

Toutefois, les juges ont décidé de ne pas inscrire cette condamnation au bulletin numéro 2 du casier judiciaire, rapportait ce vendredi matin, nos confrères de La Provence. Le procureur avait requis contre lui une peine de 18 mois avec sursis. L’avocate du mis en cause se laisse quelques jours pour décider ou non de faire appel de cette sanction.

Perpignan : le directeur de la police relevé de ses fonctions

MALAISE. Le commissaire divisionnaire Yannick Janas qui était directeur départemental de la Sécurité publique des Pyrénées-Orientales, -DDSP 66-, en poste à Perpignan depuis deux ans environ a été démis de ses fonctions, ce jeudi.

Cette mesure rarissime prise par le ministère de l’Intérieur et la direction centrale de la Sécurité publique intervient après un rapport défavorable de l’Inspection générale de la police nationale -IGPN- et dans un contexte de harcèlement présumé, dont le patron des policiers catalans aurait été la cible de la part de deux syndicats de police, plutôt classés à droite, notamment d’une poignée d’officiers : Alliance et Synergie.

Dénonçant ces méthodes présumées, le commissaire divisionnaire Yannick Janas avait demandé son départ de Perpignan depuis ces dernières semaines. Ce soir, la préfecture des Pyrénées-Orientales se contente du minimum : confirmer le départ brutal du patron des policiers des P.-O.; sans se risquer à révéler les -vrais- motifs.

Selon nos informations, le directeur de la DDSP 66 allait faire un « burn-out », c’est dire si l’ambiance était bonne et, visiblement, connue de la hiérarchie et du préfet. Depuis ces derniers jours, en effet, l’épidémie de « burn-out » qui décime les effectifs de police-secours et des brigades anticriminalité (BAC) des commissariats de l’Hérault -Montpellier, Béziers, Sète et Agde- a fait « boule de neige » à Perpignan. Jusqu’au sommet du commissariat.

La position du syndicat FO

Ce jeudi soir, sollicité par Métropolitain sur cette éviction brutale du patron des policiers des P.-O., Bruno Bartocetti, délégué régional du syndicat majoritaire Unité SGP Police FO réagit : « Nous pouvons parfois être en désaccord avec un chef de Service ou un directeur, et nous pouvons nous exprimer avec force, mais nous avons toujours travaillé face au directeur de la DDSP 66 comme avec les autres : dans la loyauté, la correction, l’échange. En retour nous avons retenu de sa part ce même mode de fonctionnement. Pour conclure, dès lors qu’un policier est en « burn out », ou en arrêt de travail, nous ne pouvons que regretter la situation personnelle du policier, peu importe le grade ».

Affaire à suivre.

Hérault : un opérateur du CODIS 34 guide un témoin et sauve une vie

PREMIERS SECOURS. C’est une véritable course contre la montre et contre la mort également qui s’est déroulée ce jeudi après-midi dans l’Hérault, où un motard, grièvement blessé sur la RD 613, entre Montagnac et le pont de l’Hérault, sur la route de Pézenas, lors d’une collision avec une voiture a sans doute eu la vie sauve, grâce au professionnalisme d’un sapeur-pompiers du Sdis 34, une opératrice en poste à la plate-forme d’appels du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis 34), à Vailhauquès.

Quand un témoin a appelé le 18 pour signaler avec son téléphone portable, qu’un motard était très grièvement blessé, sans connaissance et qu’il perdait beaucoup de sang à cause d’une section de l’artère fémorale au niveau du fémur, l’opératrice a certes, immédiatement déclenché les secours, à savoir les casernes de pompiers les plus proches pour dépêcher une ambulance et un médecin, mais, comprenant que le motard risquait de se vider de son sang en raison de cette terrible plaie, elle a guidé en direct le témoin pour lui expliquer les gestes de premiers secours à accomplir.

La pose d’un garrot

Faisant preuve d’un sang-froid exemplaire, l’opératrice du Codis 34 a dicté à cet automobiliste la façon de poser un garrot en urgence sur la victime : avec quoi le poser, comment le poser et à quel endroit précis pour stopper l’importante hémorragie. Le témoin a alors scrupuleusement suivi les étapes données par le pompier au bout du fil.

À l’arrivée des pompiers et d’un médecin, le garrot était en place sur la jambe du motard touchée, ce qui lui a sauvé la vie. Le blessé a été pris en charge par le Dragon 34, l’hélicoptère de la Sécurité civile de l’Hérault et admis au département anesthésie réanimation (DAR) au CHU de Montpellier.

Le motard, très grièvement blessé à cette jambe aura peut-être eu la vie sauve grâce à cette chaîne de secours spontanément mise en place.

Béziers : un policier blessé dans un parking souterrain

DERNIÈRE MINUTE. Un policier de la Sécurité publique du commissariat de Béziers a été blessé ce mercredi peu après 23h, dans le parking souterrain d’une résidence de la cité de la Devèze, à Béziers.

Selon nos informations, dans des circonstances encore indéterminées, le fonctionnaire de police qui était en intervention en compagnie d’autres gardiens de la paix a été volontairement coincé entre deux véhicules par un ou des individus à bord d’une voiture, dont on ignore à 23h35 s’il (s) a (ont) été interpellé (s). Souffrant de traumatismes aux jambes et au bassin, il était conscient quand les services de secours -sapeurs-pompiers du Sdis 34 et médecin du Smur 34- l’ont médicalisé sur place, puis évacué sur les urgences de l’hôpital.

Ses blessures étaient qualifiées de légères à 23h45, par une source officielle jointe par Métropolitain. On ignore s’il appartient à un équipage de police-secours ou de la brigade anticriminalité (BAC).

Des renforts de police sont sur les lieux, ainsi que la commissaire et les enquêteurs de permanence à la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault -DDSP 34- pour l’enquête, supervisée par le procureur de la République de Béziers. Le Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier devrait être saisi de la suite des investigations sur cette tentative d’homicide volontaire.