Les agressions contre les pompiers en forte hausse en 2016

D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’an dernier les agressions déclarées par les sapeurs-pompiers ont augmenté de 17,6%.

Insultes, crachats, violences contre les personnes ou dégradation du matériel… Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors de leurs interventions ou au sein de leur caserne. D’après un rapport dévoilé ce mercredi par l’ONDRP, la tendance est même en forte hausse. En effet, l’an dernier, le nombre d’agressions déclarées a augmenté de 17,6% par rapport à l’année précédente : 2.280 pompiers se sont dits victimes d’une agression dans le cadre de leur métier en 2016, contre 1.939 en 2015.

En parallèle de l’augmentation des agressions déclarées, le nombre de jours d’arrêt de travail consécutif pour les victimes et le montant des dégradations ont eux aussi enregistré une hausse. En 2016, 1.613 journées d’arrêts ont été posées (+36,1% par rapport à 2015), et le coût des dégradations a lui bondi de 183,4% entre 2015 et 2016. Au cours de cette dernière année, 414 véhicules ont été touchés, pour un préjudice estimé à 283.442 euros.

La Nouvelle Aquitaine particulièrement touchée

D’après le rapport, de tels actes de violences sont déclarés dans toute la France, mais certaines régions sont plus touchées que d’autres: c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’on compte le plus d’agressions, avec 406 cas en 2016. Viennent ensuite les Hauts-de-France, avec 366 cas, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 301 agressions en 2016. En quatrième position, la région Grand Est, avec 267 cas en 2016, puis l’Ile-de-France, avec 230 cas.

“On s’est tous déjà fait insulter au moins une fois”, témoigne ce mercredi Patrick, un pompier volontaire interrogé sur BFMTV. Il travaille à la caserne de Chanteloup-les-Vignes, dans le département des Yvelines, particulièrement touché en région parisienne.

Plus de 1.300 dépôts de plainte

“J’ai des collègues qui se sont pris des coups de poing. Un autre s’est déjà pris un cocktail Molotov. Moi je me suis pris des pierres sur le casque, ça a été extrêmement violent” – témoigne le pompier à nos confrères de BFMTV.

Parmi les victimes, dans tous le pays, 52,1% étaient pompiers professionnels. Au total, les agressions déclarées ont donné lieu à 1.337 dépôts de plainte, soit une procédure engagée par 58,6% des victimes. En 2015, ce taux était plus important: 65% des sapeurs pompiers agressés avaient choisi de déposer une plainte.

Haute Garonne : Un véhicule fonce sur la foule

Ce vendredi, vers 16H, un véhicule a foncé sur un groupe de piétons devant l’école de commerce de Blagnac.

Trois étudiants chinois ont été blessés, deux d’entre-eux sont en état d’urgence absolue.

L’auteur des faits a été interpellé, il est connu des services de police mais il n’est pas fiché S. Il a également un suivi psychiatrique pour schizophrénie.

La police judiciaire de Toulouse est chargée de l’enquête.

Nîmes : portes ouvertes au groupement hélicoptère de la sécurité civile

Retrouvez ci-dessous les photos et vidéos réalisées par notre équipe lors des portes ouvertes au groupement hélicoptère de sécurité civile à Nîmes-Garons :

(Sur mobile cliquer sur l’image pour accéder à la galerie photo)60 ans du GHSC

Pour fêter ses 60 ans, le groupement hélicoptère de la sécurité civile a organisé un journée portes ouvertes au centre de maintenance de ses hélicoptères ce samedi 21 octobre.

Au cours de la journée, les démonstrations aériennes et terrestres des sapeurs-pompiers, unités militaires de la sécurité civile, avions bombardiers d’eau de la sécurité civile et des hélicoptères de la gendarmerie, de la marine nationale, des douanes et de la sécurité civile se sont succédées.


La gendarmerie du futur commence ce lundi

TECHNOLOGIES. D’ici le mois de décembre, la gendarmerie nationale va déployer près de 60’000 smartphones auprès de ses militaires. Néogend, cet outil hyperconnecté, devrait révolutionner le quotidien des gendarmes. Pour contrôler une personne et interroger leurs fichiers, quelques clics suffiront.

Selon nos confrères du Dauphiné, L’ère de la gendarmerie digitale est arrivée. Aussi, préparez-vous à voir du changement lors d’un prochain contrôle. Après la tablette dédiée à chaque unité, le smartphone Néogend débarque sur le terrain.

Après deux expérimentations menées dans le Nord en 2015 puis à l’échelle de la région Bourgogne en 2016, chaque gendarme va être doté de cette nouvelle « arme » numérique, qui prendra place à côté de son Sig Sauer Pro 2022, son arme de service.

« Le smartphone Néogend va changer fondamentalement la vie du gendarme, sa façon de travailler. Il s’agit d’un véritable bureau mobile », annonce le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, cité par nos confrères du Dauphiné.

Déployé au cours de ce dernier trimestre, selon un plan formation, l’outil se veut simple et efficace, tout en renvoyant une image de modernité du gendarme.

Test à l’appui : « Lors d’un contrôle routier, le gendarme scanne avec son smartphone la bande MRZ (bande inférieure à lecture optique) de votre carte d’identité, de votre passeport, de votre titre de séjour. Quelques secondes suffisent pour interroger à distance les différents fichiers au lieu de 15 minutes hier», développe le lieutenant-colonel Mickaël Fumery de la mission numérique.

Toulouse : un policier de la BRI tué par balle

​Un policier de la BRI a été tué accidentellement ce mercredi après-midi, au cours d’une simulation sur l’ancienne base aérienne de Francazal, d’après le parquet de Toulouse.
“Ce policier participait à un exercice regroupant un vingtaine de fonctionnaires de plusieurs Brigades de recherche et d’intervention (BRI) de France, lorsqu’il a été mortellement touché par un tir” précisent nos confrères de L’indépendant en citant le parquet.
Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Cocktail Molotov sur des pompiers de Nîmes : une tentative de meurtre

D’après nos confrères de Métropolitain, le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel a ouvert une enquête préliminaire ce mercredi du chef criminel de tentative de meurtre par substances incendiaires ou explosives, après le jet d’un cocktail Molotov sur une ambulance des sapeurs-pompiers de la caserne de Nîmes dans la nuit de vendredi à samedi vers 0h30, dans la zup ouest de Pissevin.

Il y avait trois pompiers à bord quand les faits ont eu lieu, dans la foulée de caillassages par un groupe de jeunes sur une voiture de police de la Sécurité publique. Aucun pompier, ni policier n’ont été blessés, fort heureusement.

Caméras de surveillance

Selon nos informations, un véhicule des pompiers qui rentrait d’une intervention  ce mardi après-midi dans cette cité sensible de Pissevin a, de nouveau essuyé des jets de pierres et autres projectiles lancés volontairement par des individus, dont certains étaient encagoulés.

Les policiers de la sûreté départementale du Gard -Sécurité publique, commissariat central- sont chargés de l’enquête par le procureur. Ils exploitent les bandes des caméras de vidéosurveillance qui ont été saisies. Et la police technique et scientifique analyse les débris de l’engin incendiaire récupérés sur les lieux de l’attaque.

Le préfet a reçu une délégation

Le préfet du Gard, Didier Lauga a reçu lundi une délégation des pompiers du Sdis 30, dont des syndicats. Il a fait part de “sa profonde indignation après cette agression, on a frôlé le pire”. Le préfet a rappelé qu’une convention signée entre les services de police, la gendarmerie et le Sdis du Gard impose systématiquement qu’un équipage de police nationale ou de gendarmerie accompagne un véhicule des pompiers, quand l’intervention se déroule dans les quartiers sensibles, listés dans le document.

Pas de policiers

Vendredi soir, vers 0h30, une intervention dite spontanée, selon l’expression du préfet s’est déroulée dans la cité Pissevin, sans que les pompiers aient demandé le concours de police-secours. Découvrant que les trois pompiers étaient seuls à bord de l’ambulance, des jeunes ont tendu un guet-apens et ont volontairement lancé un engin incendiaire en visant le véhicule de secours.

Les pompiers ont pu regagner la caserne et alerter la police. Trente minutes plus tard, les pompiers sont revenus à l’endroit du jet du cocktail Molotov avec des patrouilles de police, sans qu’il n’y ait des caillassages.

Depuis ces dernières semaines, pompiers et policiers ne sont plus les bienvenus dans la zup de Pissevin. On apprend ce soir que les pompiers ont décidé de se mettre en grève.

Agression sur des pompiers nîmois : le préfet du Gard à l’écoute

Hier à 16 heures, l’ensemble des organisations syndicales des sapeurs-pompiers du Gard ont été reçues par le préfet du Gard, suite à “l’insupportable situation” qu’ont vécue les pompiers Nîmois lors d’une intervention quartier Pissevin à Nîmes, dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

D’une seule voix, les représentants du personnel ont demandé une réelle et concrète prise en compte des problèmes de sécurité et de violence que vivent les sapeurs- pompiers durant leurs missions au quotidien.

Pour les syndicats, cette prise en compte doit être faite à deux niveaux :

  • Par l’Etat, au travers d’une réelle reconnaissance de la dangerosité de notre métier et des risques psycho-sociaux qui en découlent,
  • Par les collectivités locales, au travers de l’attribution des budgets nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement public. Ceci doit permettre de disposer de matériels performants, sécurisés et d’effectifs à la hauteur des missions qui n’ont cessé de croître.

“Nous avons rappelé avec force, qu’à ces deux niveaux, les pouvoirs publics étaient défaillants. L’attaque subie par nos collègues n’est qu’un exemple de plus dans l’escalade des violences qui commencent souvent dès les appels téléphoniques reçus au centre de traitement des alertes et qui se poursuivent sur le terrain”.

Cet état de tension est inadmissible et insupportable. Il faut que les pouvoirs publics s’en emparent à la hauteur du malaise ressenti par la profession.

“Nous avons demandé des mesures fortes et concrètes pour que nous ne soyons pas obligés de quémander chaque année les budgets nécessaires à l’exercice de nos missions. Nous avons également assuré au Préfet que nous étions fiers d’être sapeurs-pompiers et d’effectuer nos missions, y compris dans des conditions parfois hostiles et pénibles. Il est cependant indispensable que l’engagement des pouvoirs publics soit à la hauteur du nôtre. Nous avons trouvé en face de nous un représentant de l’État à l’écoute et qui semblait investi dans la volonté de voir évoluer rapidement les choses, y compris en matière budgétaire ou ce dernier nous a promis d’intervenir auprès du président du conseil départemental”.

“Cependant, à la lecture des propos relayés par la presse aujourd’hui, et qui pourraient être interprétés comme une remise en cause de l’action de nos collègues, nous nous posons clairement la question du niveau de confiance que nous pouvons accorder à cet entretien que nous pensions sincère. Les organisations syndicales vont suivre avec la plus grande attention ce dossier et s’empresser d’éclaircir les zones d’ombre qui semblent planer sur cette affaire”.

Lot : une manoeuvre “SMV” d’envergure

C’est un exercice « Situation avec Multiple Victimes (SMV)» d’envergure auquel ont participé, jeudi 5 octobre dernier, sur le site de Viroulou près de Gramat, une cinquantaine de Sapeurs-Pompiers de l’Unité Territoriale d’Incendie et de Secours de Gourdon ainsi qu’une quinzaine de «plastrons» (figurants-victimes).

Il faut bien dire que le Capitaine Mickaël Desbruères, Chef de UTIS de Gourdon et responsable de l’exercice et son adjoint le Lieutenant Jack De Sousa, organisateur,  avaient concocté un scénario pour le moins catastrophique… Tenu secret des intervenants, ils ont imaginé une manifestation d’opposants à un projet qui va bien vite déraper. En effet, les manifestants en colère mettent, vers 19H, le feu à un véhicule puis, une voiture folle lancée sur la foule percute de nombreux manifestants avant de finir sa course encastrée dans un poteau électrique en tentant de prendre la fuite.

Les premiers moyens engagés sur un feu de voiture vont rapidement se rendre compte qu’à quelques centaines de mètre de là, plusieurs victimes du véhicule fou ont besoin d’aide et que les  occupants de ce dernier sont dans un état grave.

L’intervention monte rapidement en puissance avec l’engagement de la chaîne de commandement et de moyens dimensionnés pour la prise en charge simultanée du feu, des victimes au sol et des accidentés de la route.

Un Poste de Commandement de Colonne (PCC) est activé sur site afin de coordonner les moyens matériels et humains.

Confrontés à une situation avec multiple victimes (une quinzaine en tout), une structure modulaire gonflable est installée sur site faisant office de Point de Rassemblement des Victimes (PRV).

Chaque victime, maquillée au préalable pour donner plus de crédit à l’exercice possède sur elle une fiche faisant état de ses lésions et de ses constantes. 

Leur tri et leur prise en charge par ordre de priorité s’opèrent et les équipages affluent au PRV afin que le pool d’infirmières puisse prendre en charge les cas les plus graves et les faire évacuer vers les hôpitaux.

En milieu de soirée, le bilan définitif communiqué par le PC fait état d’une personne décédée et de 14 blessés à des degrés divers.

Cet exercice aura satisfait tant les organisateurs que les participants compte tenu de la variété des missions contenues dans le scénario.

Il aura mobilisé une vingtaine de véhicules et une cinquantaine de Sapeurs-Pompiers en provenance des Centres d’Incendie et de secours des Quatre Routes, Cahors, Cazals, Gourdon, Gramat, Labastide-Murat, Martel, Salviac, Souillac, Figeac et Vayrac-Bétaille à laquelle il convient d’ajouter une quinzaine de victimes (dont plusieurs Jeunes Sapeurs-Pompiers du Lot).

Cellule Communication des Pompiers du Lot

Crédit Photo : © François Gomez – Les Pompiers du Lot 

Cocktails Molotov contre des pompiers à Nîmes : “On aurait pu brûler à l’intérieur” du camion

Selon nos confrères de franceinfo, dans la nuit du vendredi à samedi, un équipage de trois pompiers a été agressé par une vingtaine de personnes à Nîmes, dans une ZUP.

Ils ont reçu des pavés et des cocktails Molotov sur le fourgon rapporte dimanche France Bleu Gard Lozère. “On a reçu des jets de parpaings et de cailloux au niveau du véhicule”, témoigne, Loïc Géraud, pompier professionnel qui faisait partie de l’équipage visé.

Les trois pompiers qui venaient d’intervenir sur un malaise à la ZUP Sud de Nîmes ont été appelés sur un feu de deux-roues en repartant. C’est là qu’ils ont été pris à partie par un groupe de jeunes.

Témoignages à lire sur franceinfo.

Hérault : un pompier grièvement blessé sur un feu

D’après les informations de nos confrères du Métropolitain, un sapeur-pompier volontaire du Sdis 34 appartenant au centre d’intervention et de secours de Nissan-lez-Ensérune, à l’ouest de Béziers a été blessé ce samedi soir en chutant dans un ravin profond d’une quinzaine de mètres, alors qu’il était engagé sur le feu de forêt sur la commune de Montouliers, dans le Minervois.

Il procédait au noyage d’une partie de la zone calcinée, après que l’incendie ait été fixé, quand le drame s’est produit. Le sapeur-pompier, dont l’âge n’est pas connu se déplaçait sur un terrain très escarpé, à la tombée de la nuit, lorsqu’il n’a pas vu le précipice.

Il est tombé une quinzaine de mètres en contrebas, sous les yeux de ses équipiers d’un camion-citerne feux de forêt -CCF- de la caserne de Nissan-lez-Ensérune engagé depuis l’après-midi. Il est sérieusement blessé.

Le Dragon 34 sur place

Ses collègues du groupe de secours en montagne, dont l’équipe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux sont sur place pour le secourir et le médicaliser. Selon nos informations, il souffre de fortes douleurs à la colonne vertébrale. Une opération de treuillage sera réalisée par l’hélicoptère de la Sécurité civile, le Dragon 34, qui est arrivé sur zone à 21h30.

Le sapeur-pompier qui serait conscient sera transporté au CHU de Montpellier.