Pompiers : un collectif de volontaires invité à la réunion nationale de la CGT des SDIS

Pour la première fois en France, un collectif de pompiers volontaires –le collectif CGT SPV des Pyrénées-Orientales– est invité à la grande réunion annuelle, de toutes les CGT des SDIS. “C’est une première, ça ne s’est jamais produit” se félicite un membre du bureau. Une invitation à laquelle répondra présent l’adjudant Frédéric Nussbaum, secrétaire général du collectif et pompier volontaire depuis 18 ans, afin de “pouvoir convaincre de l’utilité au sein des autres départements d’un collectif pour les SPV”.

Le collectif CGT SPV 66 a été créé fin 2016. Premier syndicat national de cette orientation dans les Pyrénées-Orientales, il regroupe des femmes et des hommes, du sapeur à l’officier.

“Nous sommes fiers d’être sapeurs-pompiers volontaires, de respecter les règles, d’effectuer avec dévouement nos missions et de travailler avec nos amis sapeurs-pompiers professionnels” – adjudant Frédéric Nussbaum, secrétaire général du collectif.

78% des pompiers sont volontaires

En France, la majorité des pompiers sont des volontaires. Selon les chiffres de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France -FNSPF-, 78% sont des volontaires, 17% sont des professionnels et seulement 5% sont des militaires.

“Nous ne souhaitons plus et ne pouvons tolérer la fragilité de notre statut qui conduit certains d’entre nous à être rabaissés, “placardisés” ou faire dormir nos collègues pompiers volontaires dans des casernes insalubres, comme celle de Mont-Louis en autre. Grace à notre intervention, nos collègues de la côte Vermeille ont aménagé dans une caserne convenable. Ceux du Barcarès vont aménager ce mois-ci, dans un bâtiment modulaire, en attendant le début de la construction d’une nouvelle caserne”  adjudant Frédéric Nussbaum.

Dans une lettre récemment diffusée sur les réseaux sociaux, le collectif dénonçait “que certains chefs de centre du SDIS des Pyrénées-Orientales” s’opposeraient “à l’affichage de la lettre d’information syndicale”, tout en rappelant l’article d’un décret datant du 3 avril 1985 qui stipule “les organisations syndicales déclarées … peuvent afficher toute information d’origine syndicale sur des panneaux réservés à cet usage en nombre suffisant et de dimensions convenables et aménagés de façon à assurer la conservation des documents”.

Une bonne entente entre professionnels et volontaires

“Contrairement à d’autres départements, dans les Pyrénées-Orientales, les CGT des professionnels et des volontaires s’entendent très bien” indique à notre rédaction l’adjudant Frédéric Nussbaum, tout en rappelant que la grande majorité des professionnels disposent d’un double statut (professionnel et volontaire).

Tuerie à Noyon : l’auteur du triple assassinat est un policier

Quatre membres d’une même famille, dont deux adultes et deux enfants, sont morts ce dimanche matin par arme à feu à la gare de Noyon, dans l’Oise, le suspect présumé, le père, s’étant vraisemblablement suicidé après les faits.

Selon le procureur de la République, l’homme est également policier.

Gers : refusé comme pompier, il allume 21 feux !

JUSTICE.  Entre le 19 juin et le 30 août deniers, plusieurs incendies d’origines suspectes ont éclaté dans le Gers, à Lavardens, Montestruc, Fleurance, Préchac et Réjaumont. Presque à chaque fois, il s’agissait de feux de chaume et de broussailles, mais parfois les flammes ont calciné des stocks de bottes de paille et un camion. 8 incendies criminelle pour un préjudice de 22’000 €.

Enquête 

Ce sont les gendarmes de Vic-Fezensac qui ont été chargés de l’enquête, qui vient de porter ses fruits : un suspect, domicilié dans un rayon proche des départs de feu a été confondu : il a d’abord été repéré par la cellule d’identification criminelle, du N’Tech (les cyberenquêteurs de la gendarmerie) et de la brigade de recherches d’Auch.

Le pyromane présumé âgé de 37 ans a été arrêté dimanche matin à son domicile et placé en garde à vue.

Il appelait le 18 !

Son mode opératoire ne variait guère : il empruntait avec son véhicule de petites routes, peu fréquentées, avant de s’arrêter et d’enflammer des herbes sèches avec un briquet.

Perfectionniste, le pyromane revenait s’assurer que le feu avait bien pris et souvent appelait lui-même les pompiers, en appelant le 18 ! 

Il a avoué avoir allumé les 8 feux de l’été, mais, a spontanément reconnu être l’auteur de 12 autres incendies depuis 2015. 

Ivresse

En garde à vue, il a expliqué avoir volontairement allumer 21 feux sous le coup de pulsions, alors qu’il était fortement alcoolisé.

Selon lui, sa pyromanie serait liée à sa frustration de n’avoir jamais pu intégrer le corps des sapeurs-pompiers et cela depuis son plus jeune âge. Ses demandes d’intégrer  comme sapeur-pompier volontaire une caserne du Sdis 32 ont toutes été refusées…

Le trentenaire a été remis en liberté provisoire lundi, jusqu’à son procès devant le tribunal correctionnel d’Auch, à une date qui n’a pas été fixée. 

Corse-du-Sud : les pompiers de l’Hérault sauvent un malade cardiaque

HÉLITREUILLAGE. La campagne de communication lancée au début de l’été par le Sdis 34 “Pompiers d’un jour, pompiers toujours” est d’actualité : dans la nuit de lundi à ce mardi, sur le car-ferry de la SNCM qui ramenait la colonne Occitanie sur le continent de sa mission de Corse, un passager a été victime d’une crise cardiaque vers 23h.

Le commandant de bord a fait appel aux personnels des sapeurs-pompiers de l’Hérault et notamment au médecin et à l’infirmier du Sdis 34 faisant partie du détachement pour prendre en charge le malade grave.

Bateau détourné 

Le bateau a du être détourné de sa route pour permettre à l’hélicoptère de la Sécurité civile de la Corse-du-Sud, le Dragon 2A de procéder à un helitreuillage de la victime en pleine nuit pour son rapatriement sur l’hôpoural d’Ajaccio, sous le regard attentionné des personnels pompiers embarqués qui ont permis de faciliter les opérations de prise en charge et de treuillage de la victime.

La colonne Occitanie -Sdis 34, Sdis 30 et Sdis 11- a débarqué ce mardi à Marseille avec quelques heures de retard, mais aura permis de sauver la vie d’un passager.

Pompiers : “nous avons répondu à tous les besoins de l’été, mais c’est un miracle”

Nos confrères de Ouest-France ont interviewé le colonel Éric Faure, président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

Si pour l’un des représentants nationaux des pompiers français, les moyens accordés à la profession sont en baisse, la réponse opérationnelle a été assurée l’été dernier et « c’est un miracle » assure-t-il.

Feux de forêt, secours aux personnes… Comment s’est passé l’été ?

« Nous avons répondu à tous les besoins de l’été, mais c’est un miracle. Le système est de plus en plus en tension, parce que quatre pompiers sur cinq sont des volontaires » répond le colonel en pointant du doigt les effectifs professionnels qui commencent à diminuer. Même tendance pour le nombre de volontaires. « Nous avons atteint un plancher. Aujourd’hui, on compte 194 000 volontaires en France, c’est insuffisant. D’autant qu’on leur en demande toujours plus » précise-t-il à nos confrères.

Que faire, avec des budgets qui risquent d’aller en diminuant ?

« Il faut faire la photographie de l’existant pour dégager les solutions adaptées sur les deux ou trois années qui viennent. Et accepter de se rénover sans tabou » indique-t-il, sans cacher son souhait à ce que certaines opérations soit facturées.

Le Sdis 34 avait par ailleurs expliqué en juillet dernier, son intention d’économiser son personnel en le sollicitant que pour des interventions à caractère urgente et de facturer de plus en plus, toutes les opérations qui relèvent « du confort ».

« La facturation existe déjà dans tous les départements pour certains types d’intervention. C’est nécessaire lorsque les sapeurs-pompiers sont en dehors de leur mission, qu’il n’y a pas d’urgence vitale. Suppléer les carences de l’entreprise chargée de l’entretien d’un ascenseur, ce n’est pas une mission de pompiers, donc la facturation doit être là. Mais va-t-on faire payer une personne en difficulté dans la rue parce qu’elle se trouve en état d’ébriété ? S’il s’agit d’un sans-abri, qui va payer ? Celui qui appelle ? Attention à ne pas créer des systèmes lourds qui seraient ingérables. Et à ne pas changer l’esprit de notre modèle social » conclut-il, toujours à nos confrères de Ouest-France.

Feu de forêt dans le Var : un pompier blessé

INCENDIE. Un sapeur-pompier de la caserne du Luc-en-Provence a été blessé dans la nuit de samedi à ce dimanche en combattant le feu de forêt qui a détruit 440 hectares de végétation, entre Hyères et la Londe-des-Maures, dans le Var.

Il a fait une chute, alors qu’il était sur le terrain avec un camion-citerne -CCF- d’un groupe d’intervention feux de forêt -GIFF- et souffre d’une fracture d’une cheville et d’une luxation à une épaule. Il a été hospitalisé à Hyères.

Cet incendie qui s’est déclaré vers 22h hier à Hyères a pris de l’ampleur en raison du mistral qui soufflait fort. 400 pompiers du Var et de départements du Sud de la France venus en renfort ont lutté toute la nuit, jusqu’à l’arrivée des bombardiers d’eau ce matin, qui ont pu stopper la progression de la tête de feu.

Un camping a été évacué dans la nuit.

Une nouvelle arme pour la police ferroviaire

Les 3’000 agents de la surveillance générale -SUGE-, le service de la police ferroviaire de la SNCF, devraient être équipés d’une nouvelle arme dès l’année prochaine, d’après nos confrères d’Actu17.fr.

De même source, ce changement interviendrait en raison “d’un parc vieillissant qui nécessite beaucoup d’entretien, une contraignante importation des Etats-Unis des cartouches, ainsi qu’une menace terroriste toujours plus présente”. De quoi remettre en question l’actuel revolver à cinq coups.

La nouvelle arme qui devrait équiper prochainement les agents de la SUGE, serait le pistolet automatique SIG Sauer P320, avec un chargeur de 15 cartouches.

Paris : un militaire de l’opération Sentinelle se donne la mort avec son Famas

Le drame a eu lieu dans les locaux de la Marine nationale, selon une information exclusive de nos confrères du Parisien.

Un militaire de l’opération Sentinelle a pris son Famas de calibre 5.56mm, a placé le canon au niveau de sa tête et a tiré. Âgé de 26 ans, il s’est donné la mort vendredi soir peu avant minuit. Ses camarades ont tenté de le ranimer, en vain. Son décès a été prononcé par le médecin du Samu une heure plus tard.

Les faits se sont déroulés dans les locaux de la Marine nationale, rue Saint-Dominique où le soldat de l’opération Sentinelle se trouvé. Le jeune militaire était seul dans sa chambre située au 2e étage. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie nationale.