Fleury-Mérogis (91) : plusieurs surveillants blessés

Ce jeudi 6 avril, en début d’après-midi les détenus de la prison de Fleury-Mérogis dans l’Essonne (91) sont en promenade. Une altercation physique éclate entre deux détenus qui donne lieu à l’intervention d’agents pénitentiaires. S’ensuit une véritable rixe, les agents pénitentiaires sont véritablement prit d’assaut par des détenus avec une violence inouïe.

En effet, selon Le Parisien, sur les six agents pris à parti, certains sont encore pris en charge dans des structures hospitalière afin de passer des IRM pour des coups reçus sur la tête. Deux d’entres eux sont plâtrés pour des fractures à la jambe et au bras.

Cet incident entraine la réaction des syndicats qui ne se fait pas attendre, une manifestation devant la prison est prévue pour aujourd’hui ainsi que d’un blocage jusqu’à lundi suivit éventuellement d’une grève. Les causes sont facilement discernables et malheureusement connues, la surpopulation carcérale ainsi que la présence de mineurs difficiles ne facilite pas le travail des agents pénitentiaires qui sont d’autant plus, en sous-effectif.

L’équipe Secours Info souhaite un prompt rétablissement aux agents blessés ainsi qu’un soutien entier à leurs revendications.

Prison : triste record de surpopulation

C’est la directrice de la maison d’arrêt de Seine-Saint-Denis à Villepinte en Île-de-France qui tire la sonnette d’alarme en exprimant dans une lettre adressée aux présidents des tribunaux de grandes instances ainsi qu’aux procureurs de la République de Bobigny et de Paris qu’elle était dans l’impossibilité physique d’accueillir de nouveaux détenus.

Ce seul centre pénitentiaire compte à ce jour 1 132 personnes pour 582 places soit un taux d’occupation de 201%. Ce taux colossal est malheureusement à l’image de toute la France, car la moyenne du taux d’occupation est de 118%, les maisons d’arrêt affichent quant à elles un taux de 143% d’occupation.

C’est un nouveau record pour le mois de mars 2017 qui vient supplanter celui de juillet 2017 en mettant la barre des personnes incarcérées à 69 430 personnes.

Cette situation ne tend pas à s’améliorer, car la prison de la Santé à Paris est toujours fermée pour travaux et selon les experts, il faut en moyenne cinq années afin de construire un nouveau centre pénitencier. Cette situation va donc être difficile pour les personnes incarcérées, mais surtout pour les agents pénitenciers qui vont être contraint de composé ainsi.

La surpopulation carcérale s’avère être un véritable enjeu pour les prochaines élections présidentielles.