Corse-du-Sud : les pompiers de l’Hérault sauvent un malade cardiaque

HÉLITREUILLAGE. La campagne de communication lancée au début de l’été par le Sdis 34 “Pompiers d’un jour, pompiers toujours” est d’actualité : dans la nuit de lundi à ce mardi, sur le car-ferry de la SNCM qui ramenait la colonne Occitanie sur le continent de sa mission de Corse, un passager a été victime d’une crise cardiaque vers 23h.

Le commandant de bord a fait appel aux personnels des sapeurs-pompiers de l’Hérault et notamment au médecin et à l’infirmier du Sdis 34 faisant partie du détachement pour prendre en charge le malade grave.

Bateau détourné 

Le bateau a du être détourné de sa route pour permettre à l’hélicoptère de la Sécurité civile de la Corse-du-Sud, le Dragon 2A de procéder à un helitreuillage de la victime en pleine nuit pour son rapatriement sur l’hôpoural d’Ajaccio, sous le regard attentionné des personnels pompiers embarqués qui ont permis de faciliter les opérations de prise en charge et de treuillage de la victime.

La colonne Occitanie -Sdis 34, Sdis 30 et Sdis 11- a débarqué ce mardi à Marseille avec quelques heures de retard, mais aura permis de sauver la vie d’un passager.

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Hautes Pyrénées : révélations de l’enquête concernant le crash de hélicoptère de la gendarmerie

Ce lundi, le bureau enquêtes accidents (BEA) défense air a rendu son rapport sur le crash d’un hélicoptère de la gendarmerie ayant fait quatre mort (Le pilote, le co-pilote et deux gendarmes du PGHM) le 20 mai 2016  dans le massif du Vignemale (65).

L’enquête a révélée qu’une erreur de pilotage aurait été commise et que les conditions météo étaient défavorables (basse visibilité, neige, difficulté d’évaluation des distances et du diamètre rotor).

L’hélicoptère de la gendarmerie nationale (EC145 ou BK117-C2) apportait son soutien au peloton de gendarmerie de haute montagne lorsqu’il s’est crashé à 3150 mètres d’altitude.

Les quatre gendarmes, âgés de 43 à 49 ans, étaient tous pères de famille.

New-York : Un incendie mobilise plus de 300 pompiers

Ce vendredi, à 15 heures (heure locale), un incendie s’est déclaré à l’intérieur d’un immeuble de 6 étages dans le quartier de Hamilton Heights à  New-York City.

L’incendie a commencé dans un petit appartement d’angle au dernier étage avant de se propager à 41 appartements, aidé par un vent à 40Km/h.

Le niveau de l’intervention est rapidement monté à 6 alarmes.

Plus de 300 pompiers du célèbre Fire Department New-York ont été mobilisés afin de venir à bout des flammes.

Quatre pompiers et un civil sont atteints de blessures non mortelles.

A 17 heures, le feu n’était toujours pas sous contrôle, la toiture et les combles  se sont effondrées.

La police a fermée la circulation autour de quelques blocs entourant le bâtiment en feu. 

Vidéo: l’équipage de Ladder 47 (Échelle 47) sauve un chien de l’incendie.

©FDNY

Les agressions contre les pompiers en forte hausse en 2016

D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’an dernier les agressions déclarées par les sapeurs-pompiers ont augmenté de 17,6%.

Insultes, crachats, violences contre les personnes ou dégradation du matériel… Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors de leurs interventions ou au sein de leur caserne. D’après un rapport dévoilé ce mercredi par l’ONDRP, la tendance est même en forte hausse. En effet, l’an dernier, le nombre d’agressions déclarées a augmenté de 17,6% par rapport à l’année précédente : 2.280 pompiers se sont dits victimes d’une agression dans le cadre de leur métier en 2016, contre 1.939 en 2015.

En parallèle de l’augmentation des agressions déclarées, le nombre de jours d’arrêt de travail consécutif pour les victimes et le montant des dégradations ont eux aussi enregistré une hausse. En 2016, 1.613 journées d’arrêts ont été posées (+36,1% par rapport à 2015), et le coût des dégradations a lui bondi de 183,4% entre 2015 et 2016. Au cours de cette dernière année, 414 véhicules ont été touchés, pour un préjudice estimé à 283.442 euros.

La Nouvelle Aquitaine particulièrement touchée

D’après le rapport, de tels actes de violences sont déclarés dans toute la France, mais certaines régions sont plus touchées que d’autres: c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’on compte le plus d’agressions, avec 406 cas en 2016. Viennent ensuite les Hauts-de-France, avec 366 cas, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 301 agressions en 2016. En quatrième position, la région Grand Est, avec 267 cas en 2016, puis l’Ile-de-France, avec 230 cas.

“On s’est tous déjà fait insulter au moins une fois”, témoigne ce mercredi Patrick, un pompier volontaire interrogé sur BFMTV. Il travaille à la caserne de Chanteloup-les-Vignes, dans le département des Yvelines, particulièrement touché en région parisienne.

Plus de 1.300 dépôts de plainte

“J’ai des collègues qui se sont pris des coups de poing. Un autre s’est déjà pris un cocktail Molotov. Moi je me suis pris des pierres sur le casque, ça a été extrêmement violent” – témoigne le pompier à nos confrères de BFMTV.

Parmi les victimes, dans tous le pays, 52,1% étaient pompiers professionnels. Au total, les agressions déclarées ont donné lieu à 1.337 dépôts de plainte, soit une procédure engagée par 58,6% des victimes. En 2015, ce taux était plus important: 65% des sapeurs pompiers agressés avaient choisi de déposer une plainte.