Paris (75) : Déclarée morte, elle est “ressuscitée” par des policiers

Jeudi dernier, les pompiers de la caserne Massena débarquent au domicile d’une personne inanimée. C’est sa fille de 18 ans qui a donnée l’alerte.

Le médecin du SAMU est demandé en renfort, celui ci déclare le victime morte à 18h10 et signe le certificat de décès «avec un obstacle médico-legal» pour cause suspecte. Une heure plus tard, la police arrive sur les lieux et prend le relais.

L’officier de police judiciaire territorialement compétant et un gardien de la paix du commissariat du XIIIe commencent les constatations d’usage afin de recherche les causes de la mort. Ils soulèvent le drap blanc sous lequel repose la dépouille et là, ils constatent des mouvements au niveau du ventre. Le gardien de la paix décide donc de prendre le pouls de la soit disante défunte au niveau de la veine jugulaire et constate une réaction.

L’OPJ contacte alors immédiatement le 18 afin d’informer les pompiers de Paris de leur découverte. Ils commencent donc sous conseil des militaires un massage cardiaque. Soudain la femme reprend conscience, l’un des policier lui tient la main et lui parle afin de la rassurer. Les policiers rappellent le médecin des pompiers afin qu’il constate officiellement que la dame est bien vivante. Elle est ensuite transportée en réanimation à Necker.

La commissaire de police du XIIIe a demandé que ses deux fonctionnaires soient décorés de la médaille du courage et du dévouement.
Toute l’équipe Secours Info souhaite féliciter ces deux fonctionnaires de leurs gestes héroïques.

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New-York : Un incendie mobilise plus de 300 pompiers

Ce vendredi, à 15 heures (heure locale), un incendie s’est déclaré à l’intérieur d’un immeuble de 6 étages dans le quartier de Hamilton Heights à  New-York City.

L’incendie a commencé dans un petit appartement d’angle au dernier étage avant de se propager à 41 appartements, aidé par un vent à 40Km/h.

Le niveau de l’intervention est rapidement monté à 6 alarmes.

Plus de 300 pompiers du célèbre Fire Department New-York ont été mobilisés afin de venir à bout des flammes.

Quatre pompiers et un civil sont atteints de blessures non mortelles.

A 17 heures, le feu n’était toujours pas sous contrôle, la toiture et les combles  se sont effondrées.

La police a fermée la circulation autour de quelques blocs entourant le bâtiment en feu. 

Vidéo: l’équipage de Ladder 47 (Échelle 47) sauve un chien de l’incendie.

©FDNY

Les agressions contre les pompiers en forte hausse en 2016

D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’an dernier les agressions déclarées par les sapeurs-pompiers ont augmenté de 17,6%.

Insultes, crachats, violences contre les personnes ou dégradation du matériel… Chaque année, de nombreux pompiers sont pris à partie lors de leurs interventions ou au sein de leur caserne. D’après un rapport dévoilé ce mercredi par l’ONDRP, la tendance est même en forte hausse. En effet, l’an dernier, le nombre d’agressions déclarées a augmenté de 17,6% par rapport à l’année précédente : 2.280 pompiers se sont dits victimes d’une agression dans le cadre de leur métier en 2016, contre 1.939 en 2015.

En parallèle de l’augmentation des agressions déclarées, le nombre de jours d’arrêt de travail consécutif pour les victimes et le montant des dégradations ont eux aussi enregistré une hausse. En 2016, 1.613 journées d’arrêts ont été posées (+36,1% par rapport à 2015), et le coût des dégradations a lui bondi de 183,4% entre 2015 et 2016. Au cours de cette dernière année, 414 véhicules ont été touchés, pour un préjudice estimé à 283.442 euros.

La Nouvelle Aquitaine particulièrement touchée

D’après le rapport, de tels actes de violences sont déclarés dans toute la France, mais certaines régions sont plus touchées que d’autres: c’est en Nouvelle-Aquitaine que l’on compte le plus d’agressions, avec 406 cas en 2016. Viennent ensuite les Hauts-de-France, avec 366 cas, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 301 agressions en 2016. En quatrième position, la région Grand Est, avec 267 cas en 2016, puis l’Ile-de-France, avec 230 cas.

“On s’est tous déjà fait insulter au moins une fois”, témoigne ce mercredi Patrick, un pompier volontaire interrogé sur BFMTV. Il travaille à la caserne de Chanteloup-les-Vignes, dans le département des Yvelines, particulièrement touché en région parisienne.

Plus de 1.300 dépôts de plainte

“J’ai des collègues qui se sont pris des coups de poing. Un autre s’est déjà pris un cocktail Molotov. Moi je me suis pris des pierres sur le casque, ça a été extrêmement violent” – témoigne le pompier à nos confrères de BFMTV.

Parmi les victimes, dans tous le pays, 52,1% étaient pompiers professionnels. Au total, les agressions déclarées ont donné lieu à 1.337 dépôts de plainte, soit une procédure engagée par 58,6% des victimes. En 2015, ce taux était plus important: 65% des sapeurs pompiers agressés avaient choisi de déposer une plainte.

Hauts de Seine : Suicide à la direction de la gendarmerie

Ce dimanche, le commissaire A. Boutonnet a été découvert inanimé dans les locaux de la direction générale de la gendarmerie nationale. Il se serait donné la mort avec son arme de service, pour des raisons que les enquêteurs ignorent pour l’instant mais il suportait mal sa mutation récente. Il n’était pas de service ce dimanche.

Il avait rejoint le service de lutte contre le hooliganisme à sa création en 2009, en février 2017 il avait muté à la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) de la direction générale de la gendarmerie nationale.

Il s’était particulièrement impliqué pour renforcer la sécurité à l’intérieur et aux alentours des stades de football, il a notamment contribué à la mise en place du plan Leroux afin de pacifier les tribunes du parc des princes lors des matchs du PSG. C’était un des responsables de la sécurité de l’Euro 2016.

A. Boutonnet avait également été militaire de réserve.

C’est malheureusement le 6ème suicide chez les forces de l’ordre en une semaine.
L’équipe Secours Info adresse ses condoléances aux familles.